Mais c’est une vieille qui défait le paquet pour y trouver un bébé affamé qui s’est mis aussitôt mis à crier de toutes ses forces. A côté, une jeune dame du nom de Naïny n’arrêterait pas de pleurer. Immédiatement, les enquêteurs ont été alertés. Ils sont déjà la. Par l’intermédiaire de Tiengnètigui, Et les interrogatoires ont commencé. Naïny n’est pas hors de tout soupçon. Elle passe à l’intérrogatoire ....La suite et fin
Naïny s’était encore tue sous le regard attentif de Marouf qui prenait sa déposition tandis que Madame Bathily murmurait des paroles à peine audibles. Devant cette attitude hésitante de la jeune fille, le commissaire la pressait :
Qui est le père de l’enfant ?
Kalilou, le gardien du voisin de Madame qui a menacé de me tuer si je le dénonçais
Aviez-vous prévenu votre patronne ou quelqu’un d’autre ?
Non !
Pourquoi ?
Vouliez-vous qu’il me tue ?
Depuis combien de temps connaissez-vous
cet homme ?
La semaine où les Bathily m’ont employée.
Où est-il actuellement ?
Au village.
Pourquoi a-t-il refusé son enfant ?
Il est fiancé dans son village. Nos relations se sont détériorées depuis qu’il m’a surprise en train de causer avec Birama.
Mademoiselle Naïny, qu’est-il advenu de votre enfant ?
La fille était restée muette et le commissaire qui avait compris qu’elle était déconcertée, renchérissait :
Nous avons joint votre sour Nia. Elle dit ne rien savoir de ce qu’est devenu le bébé. Où est-il donc ?
Co… Commissaire, mon enfant est bien vivant.
D’accord, mais où est-il ?
Je l’ai mis dans un carton que j’ai déposé sur un tas d’ordures.
Donc ce bébé est bien le vôtre ?
Ou… oui commissaire.
Pourquoi avez-vous fait cela ?
Je suis fiancée et mon mariage sera célébré après l’hivernage.
Et alors ?
Mon père me tuerait si je retournais au village avec un bébé. Pour lui, c’est une question d’honneur !
Vous auriez pu le remettre à une pouponnière ?
Pou… pou… ponnièri, c’est quoi même ?
Là, où on garde les enfants abandonnés par exemple !
Je ne savais pas qu’une telle « maison » existait.
Vous auriez pu aussi le remettre à quelqu’un.
Qui accepterait un enfant dans ces moments difficiles ?
Ceux qui désirent un enfant sont nombreux ! Vous n’avez pas trouvé mieux que le jeter aux chiens ?
Les propos du commissaire faisaient pleurer madame Bathily qui bredouillait : « Tu n’aurais pas dû me faire cela. ». Elle n’avait jamais enfanté en dix années de mariage. Les examens médicaux n’avaient rien donné et seuls quelques devins avaient prédit un enfant sans ajouter d’autres précisions. Madame Bathily se morfondait dans l’attente. Ses larmes coulaient toujours quand Tièguèlin reprenait :
Avez-vous des enfants ?
Non ! Non !
Voyez-vous, il n’est pas tard !
Elle pleurait davantage. Madame Bathily s’était aperçue qu’elle était malheureuse malgré son aisance matérielle. « L’enfant est ce qui me manque cruellement », se disait-elle. Soudain la voix du commissaire l’avait tiré de sa rêverie :
Voulez-vous adopter cet enfant ?
Elle s’était redressée, puis, essuyant ses larmes avait répondu :
Oui ! Oui, bien sûr !
Vous pouvez déjà commencer les démarches au niveau de la pouponnière où il sera remis.
Elle prit le bébé et s’écria « Dieu soit loué ! », le remit aux policiers, entra dans sa voiture et repartit, laissant derrière elle celle qui fut sa protégée.
Fin
Issa Camara
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