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La vie devient de plus en plus difficile

Village de N’Tomodo

dimanche 26 octobre 2008 par Alou Daou

Les femmes et les enfants payent le plus lourd tribut. L’école tourne au ralentie. Nous avons rencontré la population.

Depuis l’inondation intervenue dans la nuit du 8 au 9 septembre 2008, l’accès à l’eau potable est devenu un vrai case tête pour la population de N’Tomodo notamment pour les femmes.

En effet, tous les puits ont été engloutis par les eaux. Les autorités administratives locales ont donné des consignes fermes de ne pas consommer les eaux de ces puits, histoire de prévenir les épidémies. En effet, le village ne possède que 3 pompes manuelles dont deux perpétuellement en panne. Ainsi, l’unique pompe opérationnelle est devenue la seule source de ravitaillement pour la population d’un village de plus de 3000 âmes.

Difficile à supporter pour les femmes car il faut faire la queue pendant plusieurs heures pour avoir une baignoire d’eau. Elles sont sur pied depuis le 1er chant du coq jusqu’aux heures du coucher. « Nous sommes dans ce calcaire » martelait une ménagère et d’ajouter « Vous même vous le constatez, nous n’avons plus d’autres moyens ». Plus grave, il arrive souvent que la seule pompe de ravitaillement tombe en pane elle aussi. Les choses deviennent extrêmement difficiles, car il faut marcher plusieurs Kilomètres pour se ravitailler en eau potable.

Pire, l’inondation a fait écrouler plus d’une cinquantaine de concessions mettant dans la rue plus 1400 habitants sans abris. Par solidarité, certains ont trouvé refuges chez les voisins. La vie est devenue plus difficile pour certains enfants. Ils se sont vus obligés de se séparer de leurs parents, car hébergés dans les familles alliés.

D’autres dorment à belle lune se trouvant ainsi exposés aux moustiques voire au paludisme.

La situation sanitaire Il faut noter que l’inondation de la nuit du 8 au 9 septembre 2008 a marqué tous les secteurs.

En effet, interrogé sur la situation sanitaire du village la matrone, Fatoumata Traoré, l’infirmière, expliquera qu’avec l’arrivée des eaux, l’accès au centre de santé est devenu très difficile pour certains patients. Ce n’est pas tout, le nombre de cas de paludisme a augmenté.

En plus beaucoup de malades se plaignent de maux de ventre.

L’école en difficultés L’école aussi n’a pas été épargnée. Au moment où la rentrée des classes pour l’année scolaire 2007-2008 était effective dans beaucoup de localités, à N’Tomodo, il a fallu encore attendre quelques semaines pour pouvoir reprendre le chemin de l’école. Les classes étaient occupées par des habitants dépourvus de logis par les eaux. Par ailleurs, il faut noter que l’école évolue dans des conditions extrêmement difficiles.

En effet, selon son Directeur, Mahama Sangaré, l’école de N’Tomodo un effectif de 313 élèves reparti entre la 1èrè année et la 6ème . Mais cette école n’a que 3 salles de classes et 3 enseignants.

En plus, elle souffre cruellement de manque de tables bancs et d’eau, a-t-il expliqué.


 

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