Le Co-partenariat pour le développement économique de l’Afrique
dimanche 26 octobre 2008 par Fété Bertin Dakouo
La stratégie africaine de création et de rétention de la richesse, est un programme à deux phases. Cette conférence étant une partie prenante de la première phase, devrait contribuer à construire une plate forme soutenue pour stimuler le changement d’attitudes.
Elle doit aussi ratifier la volonté et la détermination collectives aux fins de créer des co-entreprises transafricaines en joint-venture avec d’autres corporations multinationales. Et ce, pour exploiter les marchés sous régionaux et les ressources que regorge le continent. Dans le souci de répondre aux défis de l’Afrique, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest s’est engagé depuis 2005 dans un processus de dynamique de repositionnement stratégique. Ce processus vise particulièrement à utiliser pour le meilleur les ressources régionales en vue de répondre aux besoins prioritaires de l’Afrique.
Pour cela, il organisera dans les jours à venir un forum sur les affaires dites du riz.
Ces forums devraient aboutir à la réalisation d’un entreprenariat franc entre les africains à travers un partenariat public - privé qui contribue non seulement à la création de la richesse mais aussi à sa stabilisation. En aidant le continent africain à contribuer à la création et à la rétention de la richesse, le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest espère aboutir à une éclosion des économies africaines, un reficellement des contrats liant les états africains à leurs partenaires européens ou américains voir asiatiques.
Cependant, M. Zoubeirou Maiga, intervenant au nom d’Africable, saluera les efforts consentis par nos différents pays avant de déplorer leur dépendance économique extrême. « L’Afrique doit arrêter de tendre la main, car la main qui donne est toujours en haut ».
De ce fait, il nous est impossible de nous défendre face aux bailleurs du monde. L’aide n’est pas faite pour aider, mais pour assujettir. Toute chose qui ne peut continuer si nous aspirons à une ascension économique.
Abordant dans le même sens, le conférencier dira que notre continent est un important pourvoyeur d’économie mais qu’il ne profite que peu de ces richesses au grand dam des sociétés européennes et américaines. Pour subvenir à cette carence, il propose quelques aspects. De prime à bords, il est urgent de créer un équilibre entre les capacités de création de richesse et les capacités de retention de richesse et d’apporter une synergie d’action dans les prises de décision au niveau de nos pays. La révision des contrats liant des opérateurs européens à nos pays. Toute chose qui accoiserait les pourcentages des états dans les exploitations minières et autres.
La répartition d’action entre les opérateurs d’états contribuables.
Il estime aussi qu’il est indéniable d’avoir une gouvernance assez souple, d’autant plus que toute bonne marche économique dépend en majeur partie de la gouvernance sociale, globale et régionale. L’avis des experts africains devrait être pris en considération par nos autorités notamment, le partage d’expérience entre les différents pays.
Enfin, estime-t- qu’il ne s’agit pas de lutter contre la pauvreté, mais de créer la richesse car « nous sommes une puissance qui s’ignore ».


