Le Colonel Gabriel Poudiougou envoyé d’urgence à Kidal pour conduire les opérations
jeudi 3 avril 2008 par Zakaryaou FOMBA
Après les récentes attaques contre l’armée malienne qui ont causé la mort de 8 personnes dont 5 civiles et 3 militaires, de sources internationales nous apprennent qu’Ibrahima Ag Bahanga et sa troupe se prépareraient à faire feu une fois de plus dans le septentrion malien. Selon la même source, l’annonce de cette nouvelle offensive de la rébellion aurait jeté toute une populations dans la panique et la peur, poussant même le gouverneur de la région de Kidal a exigé la fermeture partielle de tous les services de l’Etat, de même que les Banques pour éviter le pire.
Du côté de la population, elle serait entrain de faire ses bagages pour vider la ville. Cependant, du côté de l’armée malienne, des mesures exceptionnelles seraient prises pour désormais faire face à la rébellion comme il n’en a jamais été le cas dans le passé.
Pour preuve, de sources très proches de l’affaire nous informe du départ précipité du Colonel Gabriel Poudiougou, dans la matinée du mardi 1er avril 2008, à Kidal, pour dit –on diriger les opérations de main de maître, comme il a toujours su le faire. Voilà une information qui rassure plus d’un, car le Colonel Gabriel Poudiougou a cette réputation d’être non seulement un fin connaisseur du désert mais aussi un soldat pétri de nombreuses qualités dont celle du combat contre un ennemi qualifié d’invisible.
Dans la même logique, d’autres sources rapportent que les éléments du GAM (Groupement d’Artilleries Mobiles) basés à Kati ont déjà infesté le terrain d’engins lourds avec des armements hautement puissants. Aussi, au camp de Bafo en 4ème région, c’est quelques 130 4X4 équipés de puissantes armes qui auraient fait mouvement vers le nord, dans le but de renforcer une troupe fortement touchée par ses récentes pertes d’hommes et de matériels. A ce sujet, il est à noter avec tristesse que parmi les soldats capturés par la rébellion, figurent 4 officiers dont un capitaine et trois lieutenants. S’agissant des soldats récemment libérés pour raison humanitaire selon la rébellion, ils seraient constitués uniquement de grands blessés, donc impossible à garder dans le désert.
Voilà des informations qui justifient si besoin est que désormais la crise du nord Mali sera vue et gérée autrement par Bamako. C’est comme si on disait à quelqu’un qu’il n’est point condamner de faire la guerre là où la situation exige de faire la guerre.
Zakaryaou FOMBA
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