Cette conférence avait pour objectif d’informer la presse sur ce que la commission est entrain de mener pour promouvoir les droits de l’homme en général et ceux de la femme en particulier au Mali. Rappelons que les droits de la femme sont reconnus et garantis par tous les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment la déclaration universelle des droits de l’homme, les pactes internationaux relatifs aux droits civils et politiques ainsi qu’aux droits économiques, sociaux et culturels, la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et son protocole facultatif, la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant et de tous les autres.
Selon Mme Reine Alapini Gansov(Béninoise),commissaire-rapporteuse spéciale sur les défenseurs des droits de l’homme en dépit de la ratification par le Mali de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et de beaucoup d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et de l’engagement solennel d’éliminer toutes les formes de discrimination et de pratiques néfastes à l’égard des femmes, la femme continue d’être l’objet de discrimination et de pratiques néfastes.
Dans leur mission de promotion des droits de l’homme la commission a fait un séjour de 5 jours au Mali au cours duquel elle a rencontré le premier ministre, les ministres de l’administration territoriale, de la justice ,de la sécurité intérieure, le Barreau des avocats le médiateur de la république les ONG…et rendu visite au Centre National de Documentation et d’Information sur la Femme et l’Enfant(CNDIFE),à la prison de Bollé mineur et Bollé femme, à celle de Koulikoro etc. Au terme de ces différentes rencontres et visites la commission reconnait que le Mali a fait beaucoup d’efforts en matière de suivi et d’amélioration mais il existe des situations qui donnent à réfléchir car le cas de la prison de Bollé mineur préoccupe beaucoup la commission.
La liberté d’association sur toute l’étendue du territoire n’est pas homogène selon Reine. Toujours selon elle le Mali ne dispose aucune loi interdisant l’excision, la peine de mort n’a pas été aboli bref le Mali n’est pas un mouton blanc en matière de droit de l’homme a affirmé la rapporteuse spéciale.
En répondant à la question sur l’excision Mme Reine renvoie le Mali aux instruments internationaux des droits de l’homme.
Quant à la problématique de la peine capitale elle dira que le Mali est un pays laïque. Mme Reine rappelle que le Mali appuie la promotion des droits de l’homme en général mais que ceux de la femme sont encore à la traine.



