Dans son mot de bienvenue, la présidente de Wildaf Mali, Mme Sidibé Djénéba Diop dira que dans le préambule de la constitution du 25 février 1992, la république du Mali « proclame solennellement sa détermination à défendre les droits de la femme ».
En plus, de la constitution poursuit-elle, le Mali a ratifié plusieurs conventions et traités internationaux dont la suprématie sur la loi nationale est établie. Parmi ces conventions, il y a la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme (CEDEF) ratifié depuis le 10 septembre 1985 et le protocole de Maputo. « En dépit de toutes ces dispositions les femmes maliennes continuent de subir des discriminations souvent dictées par les coutumes et le comportement des hommes ». S’est indignée la présidente de Wildaf.
Au niveau national dit-elle, la prise en compte et l’application des dispositions internationales qui protègent les femmes font l’objet de controverses de la part des acteurs judiciaires. Ce constat constitue un défi majeur pour Wildaf a souligné Mme la présidente. Pour Mme Anna Soumano, coordinatrice d’aide au développement de l’église Norvégienne, le Mali a ratifié la convention des droits de l’enfant et de la femme et la convention pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Cependant a-t-elle expliqué, la persistance des violations de droits des femmes et des enfants reste une réalité.
Le Mali est un pays laïc mais il existe parfois une ambiguïté entre cet état de fait et l’application de la loi a conclu la coordinatrice.
Hamidou Togo
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