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Le comité paritaire accusé d’être un comité raquetteur

Gestion des affaires à l’Office du Niger

jeudi 15 mai 2008 par Aboubacar Gakou

Le comité paritaire est cette structure paysanne au service de l’office du Niger, chargée d’un certain nombre de responsabilités comme informer les paysans sur toutes mesures les concernant et assistée les techniciens de l’office dans l’évaluation des périmètres, les retenus et lâchers d’eau….

Cependant, selon les informations reçues sur place, ce comité paritaire, appuyé par des agents véreux de l’office du Niger, se serait transformé en véritable épouvantail, empêchant plus d’un paysan de trouver le sommeil. Pour être clair, disons qu’il est reproché au comité paritaire et à leurs collaborateurs de l’Office du Niger magouille et escroquerie. Conséquences : la raquette a pris la place du travail bienfait et des voix s’élèvent déjà pour dénoncer le mal.

Venons – en aux concrets.

Prenons le cas du dégrèvement : c’est le processus par lequel le paiement de la redevance eau d’une exploitation est annulée ou réduite parce que le champ a subi des dommages soit à la suite d’une inondation ou d’une sécheresse.

Avant les récoltes, c’est le comité paritaire qui, en compagnie de quelques agents de l’office, fait le tour des champs pour répertorier les exploitants qui ont été victimes de dégâts, genre inondation ou sécheresse. Ensuite, le comité paritaire et lesdits agents établissent un rapport qui sera mis à la disposition de la direction de l’Office. Et c’est sur la base de ce rapport que l’Office, au moment de faire l’état quant au paiement de la redevance, choisit qui et qui doivent payer l’intégralité des sommes et qui et qui doivent bénéficier de mesures exceptionnelles. Ce qui est très dommage dans tout cela, c’est que des membres du comité paritaire et agents de l’Office du Niger semblent trouver dans cette activité un moyen pour se remplir les poches.

Comment procèdent –ils ?

Par exemple dans une zone où quelques 100 hectares ont subi des dommages genre inondation et sécheresse. Normalement, tous les 100 hectares sont censés bénéficiés des mesures prévues à cet effet. Cependant, il se passe que le comité paritaire et des agents de l’ON, non seulement établissent un rapport qui va dans le sens du dégrèvement effectif des 100 hectares, mais reviennent encore voir des paysans de la dite zone dont les champs sont concernés par le sujet, pour leur faire croire qu’ils ont intérêt à leur verser une certaine somme d’argent pour espérer sur un éventuel dégrèvement de leur champ. Or, dans les faits, il se trouve que les champs en question sont déjà répertoriés à l’office comme étant des champs à classer sur la liste du dégrèvement. Qu’est ce qui se passe après ?

Le paysan, séduit par l’idée et ignorant carrément qu’il n’a pas besoin de payer en catimini pour bénéficier du dégrèvement, se rue sur sa bourse au grand bonheur du comité paritaire et d’agents véreux de l’Office du Niger. Ainsi de suite et de zone à zone, ces raquetteurs se remplissent les poches, au moment où la direction de l’Office du Niger ne sait absolument rien du système, même si c’est lui qui est mis au devant pour légitimer le mal. Voilà brossé en quelques mots une autre facette non moins triste de notre agriculture, particulièrement l’Office du Niger. Espérons que des mesures urgents seront prises non seulement pour démasquer les responsables des ces ignobles actes et les punir avec la dernière rigueur.

Car l’office du Niger est censé servir les paysans et non se servir des paysans.


 

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