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Le cri de cœur du Parena !

Chronique des privatisations annoncées

jeudi 26 juin 2008 par Fété Bertin Dakouo

Il s’agissait pour le bélier blanc de remettre la question sur le tapis et d’y trouver des réponses adéquates. C’était à la faveur d’un atelier qui a débuté hier Mercredi 25 Juin 2008 au Centre du Secteur Privé.

Organisé avec le concours de la Fondation Friedrich Ebert, ce séminaire passera à la loupe l’avènement des premières privatisations au Mali jusqu’à nos jours et leurs impacts économiques et financiers ainsi que leurs dimensions sociales.

Pour la Fondation Friedrich Ebert il s’agit de soutenir une initiative démocratique visant à contribuer au développement. Et pour le Parti pour la Renaissance Nationale cette activité est un préambule de sa coopération avec la fondation allemande. Aussi, elle répond au besoin de renforcement des capacités de ses membres. Cet atelier implique les pouvoirs publics et les acteurs sociaux vu qu’ils sont sociétaires et victimes de la privatisation. A cet effet après imprégnations, analyses et débats ; les participants établiront un rapport sur la privatisation dans notre pays et le proposeront aux pouvoirs politiques et aux acteurs sociaux. Par ailleurs, ils se pencheront sur la pétition circulaire sur la privatisation de la CMDT. Si au terme de cet atelier il est en sorti que la privatisation est néfaste, la pétition sera signé des membres du Parena qui le désirent.

En d’autres termes, le Parena en tant que parti politique s’implique dans la réduction de la pauvreté à travers le changement de comportement et la création d’emploies, s’émerveille Salabani Doumbia représentant de la Fondation Friedrich Ebert. Pour aboutir à ces objectifs il est indéniable de renforcer la capacité d’analyse des hommes politiques. Ceci leurs empêchera la prise de toute décision néfaste à la population, de voir clair les enjeux qui prévalent et de trouver des solutions idoines aux problèmes économiques qui se posent. Selon M. Doumbia, il est plus que tout urgent d’analyser la dénationalisation sur tous ses états car la plus part des privatisations réalisées porte préjudice aux pauvres ou du moins accroit le taux de la pauvreté dans notre pays.

Dans la même optique, il abordera que les subventions faites ne profitent généralement qu’aux cadres, toutes choses qui ne leurs sont pas destinées. Au lieu de contribuer au développement du pays, la dénationalisation enfonce dans le pétrin. Raison pour la quelle il y a lieu, selon Salabani Doumbia, de réglementer le cafre de la privatisation, de mieux appréhender les problèmes politiques. Il espère que les deux modules objet de ce séminaire seront de cet ordre. « Au-delà de l’historique et de l’impact de la privatisation, l’atelier déterminera les rôles et les responsabilités des différents acteurs dans la chute des sociétés et entreprises d’état et définira les solutions durables pour le mieux être des sociétés et entreprises » a enfin précisé le secrétaire général adjoint du Parena, M. Hamadi Dicko.


 

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