Le diagnostic de Bamako
jeudi 16 octobre 2008 par Abdoulaye Diakité
Opérationnel depuis la mi-2004 et co-financé par l’agence canadienne pour le développement international (ACDI) et le centre de recherche pour le développement international (CRDI), le Projet Régional d’Appui aux cadres nationaux de suivi/évaluation des stratégies de réduction de la pauvreté (PARSEP) a, en effet, pour objectif général, de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers le renforcement des capacités nationales de suivi-évaluation et de conception des politiques performantes de lutte contre la pauvreté. De manière spécifique, il compte contribuer à l’amélioration des stratégies de réduction de la pauvreté (SRP) en permettant aux pays membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger) de se doter de dispositifs de sui/évaluation fonctionnels et efficaces.
Ainsi, le projet comporte trois volets d’activités. Le premier volet apporte l’appui nécessaire aux pays dans la définition de meilleurs dispositifs institutionnels et organisationnels de suivi/évaluation des stratégies de réduction de la pauvreté (SRP). Le deuxième volet vise à doter les différents acteurs de ces dispositifs des capacités nécessaires pour assumer leurs rôles et responsabilités. Alors que le troisième vise à renforcer les capacités nationales d’analyse et de recherche sur la pauvreté et les stratégies de réduction de la pauvreté. Le Comité Conjoint Régional (CCR) du PARSEP constitue le cadre privilégié d’échanges et de prise de décision car regroupant à la fois les équipes nationales de suivi des CSLP/DSRP, l’équipe régionale de suivi et les responsables de l’ACDI et du CRDI. Il donne l’occasion de passer en revue les activités réalisées au cours de l’année précédente et de s’accorder sur celles à réaliser en perspective.
Selon le coordinateur du CSCRP (Cadres Stratégique de Croissance et de la Réduction de la Pauvreté), M. Sékouba Diarra, qui a eu l’honneur de clôturer les travaux en lieu et place du ministre de l’économie de l’industrie et du commerce empêché, la rencontre de Bamako est intervue après celles de Niamey en 2005, de Ouagadougou en 2006 et de Cotonou en 2007. Elle est intervenue au Mali à un moment stratégique dans le suivi de notre cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP), et au moment où notre pays a entamé avec l’ensemble des partenaires techniques et financiers des réflexions profondes sur le suivi de nos politiques publiques, notamment la stratégie commune d’assistance pays (SCAP), le cadre d’évaluation conjointe des revues du CSCRP, la gestion axée sur les résultats, le dispositif institutionnel de suivi, le renforcement des capacités des acteurs.
Elle est intervenue enfin au moment où notre pays s’apprête à entamer les concertations régionales sur le CSCRP, pour une grande implication et une appropriation des collectivités locales dans le suivi de nos politiques et stratégies. Le rendez-vous de Bamako aura été l’occasion d’améliorer la performance du projet : après un examen approfondi des activités de l’année dernière.
Des leçons nécessaires ont été tirées pour la planification et l’exécution des activités de l’année prochaine, de même qu’un bilan critique des quatre années de vie du projet a été tiré. Bamako aura aussi permis de mettre le doigt sur les principaux problèmes qui handicapent l’évolution du projet à savoir : modalités de gestion du projet ; cohérence et complémentarité avec les interventions des autres partenaires techniques et financiers ; visibilité du PARSEP ; orientation des activités de recherche des UAAP ; programmation budgétaire des activités ; gestion des changements institutionnels ; formatage des rapports de mise en œuvre du projet en faisant ressortir notamment les points suivants : les résultats atteints par rapport aux résultats prévus ; coût réel des activités par rapport aux coûts prévus ; difficultés rencontrées et les solutions proposées ; comment pérenniser les résultats atteints ; statut des actions non réalisées ; recommandations.
Les participants à la rencontre de Bamako, selon le coordinateur du CSCRP-Mali, M. Diarra, n’ont pas occulté la question de la pérennisation du projet, c’est pourquoi, il a montré sa satisfaction au nom du département, lequel accorde une importance particulière à la prolongation et au maintien des activités du projet en vue de renforcer les acquis. Il s’est inscrit dans la logique d’envisager une nouvelle phase pour le PARSEP, qui permettra à nos pays de faire des avancées significatives dans le domaine du suivi/évaluation et la gestion axée sur les résultats.
Tout en saluant la coopération canadienne à travers l’Agence Canadienne de Développement International et le Centre de Recherche pour le Développement International, pour leur appui technique et financier, le coordinateur du CSCRP-Mali, M. Sékouba Diarra, a noté avec satisfaction la prolongation accordée lors de la dernière réunion de Cotonou de mai 2007, qui a permis l’approbation des actions du projet par un grand nombre d’acteurs nationaux.
Abdoulaye Diakité
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