Le gigantesque pont de Kayes au bord de l’effondrement
mercredi 17 septembre 2008 par Ousmane Mallé
Trafic urbain et inter-urbain
Le gigantesque pont de Kayes au bord de l’effondrement De longs fils de gros porteurs et des véhicules de transport collectif stationnés à perte de vue, des passagers sénégalais et maliens désemparés errant dans la nature, voilà le tableau qu’offrait la ville de Kayes, il ya une semaine.
A l’origine de ce désastre, de graves défaillances constatées sur l’unique pont de la ville.
Le pont a déclaré une cavité béante depuis plus d’une semaine.
Les autorités ont immédiatement pris des mesures pour sécuriser l’infrastructure et les passagers. Le pont de Kayes est en plus de la route Bamako Dakar par le sud, pratiquement le cordon ombilical qui relie l’hinterland aux côtes maritimes du Sénégal et de la Mauritanie. Tous les transports particuliers, publics et commerciaux l’empruntent indubitablement à longueur de journées.
Parmi ceux-ci des gros porteurs sénégalais, gambiens, togolais, burkinabé, ghanéens, etc. Il lie les deux parties de la ville à savoir Kayes Ndi et le centre ville où se trouvent la gare routière et le quartier administratif.
Pour raisons de travaux, les autorités ont décidé de fermer le pont le vendredi 12 septembre dernier de 16 h00 au dimanche 15 septembre à la même heure. Le trafic qui attend impatiemment des deux côtés du pont devrait en principe reprendre en début de la semaine dernière. Avant la fermeture les autorités ont mené une campagne de sensibilisation sur les radios locales, mais les passages piétons de part et d’autre du pont ont été sauvegardés sans grande gêne pour les usagers. Mais aujourd’hui tout le monde convient que les techniciens qui ont conçu ce pont ont failli.
Comment peut-on comprendre que cette infrastructure dont la réputation avait franchi les frontières maliennes puisse déclarer une telle défaillance, alors qu’en aucun moment les techniciens n’ont remis en cause ses capacités ?
Il faut dire que le drame a pu être évité de justesse.
Heureusement que les autorités régionales ont su réagir promptement.
Affaire à suivre.


