Sorti des entrailles de l’ADEMA suite à des conflits de personnes, l’URD traverse des moments les plus difficiles de son existence. Le parti trimballe des défis qu’il peine à surmonter et qui le mènent lentement mais surement vers les abimes.
Pourtant, Soumaïla Cissé avait été perçu comme le plus sérieux et le plus crédible des potentiels candidats à la succession de l’actuel président Amadou Toumani Touré en 2012. Il est difficile de comprendre aujourd’hui la malédiction qui s’abat et s’acharne contre son parti et qui compromet ses chances. Mais lorsqu’on apprend de certains militants que c’est bien Soumaïla Cissé lui-même qui est à la base de la crise, il y’ a là de véritables questionnements.
D’abord, que se passe t-il entre lui et Oumar Ibrahim Touré ?
Ensuite, comment le directoire du parti peut, à la majorité entériner une ridicule décision de suspension d’un des cadres les plus importants de l’arsenal électoral du parti ?
Enfin, Oumar Ibrahim est –il donc devenu un « putschiste » ?
En tout cas, les réponses à ces différentes questions appartiennent aux seuls protagonistes.
Mais, quoiqu’il en soit, l’URD vient d’entamer sa descente aux enfers. Il est mieux, pour les uns et les autres de se ressaisir afin d’éviter d’assombrir l’horizon pour une si jeune formation politique et qui s’est honorablement installé au peloton de tête des formations politiques les plus représentatives en république du Mali.
On nous enseigne qu’en matière politique, les conflits de personnes ne doivent pas faire l’objet d’idéologie.



