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Le grand mystère !

Contenu du rapport Daba Diawara

lundi 20 octobre 2008 par Abdoulaye Niangaly

Chefs d’institutions politiques, diplomates, membres de l’exécutif, députés, maires et simples citoyens ne voient passer que du feu.

En effet, l’inadéquation de certaines dispositions de nos lois, par rapport à la réalité politique a inspiré les plus hautes autorités à envisager de profondes réflexions sur la question.

Sous le régime du président Alpha Oumar Konaré, la même démarche avait été entreprise. Mais à l’époque, la montagne accoucha d’une souris. Certains délateurs avaient vu dans l’intention de Alpha, une volonté de prolongation de son mandat. Les premières propositions issues de larges concertations avec l’ensemble des couches socio-professionnelles, les forces politiques, les experts en droit, ont fait l’objet de publication préalable. D’ailleurs, à travers les médias publics et privés, le peuple malien, a pu s’informer sur les défis, la problématique de la réadaptation de nos textes aux réalités du jour.

Sur un total de 122 articles que comprend la constitution du 25 février 1992, les amendements portaient sur 61 articles. Sur les 61 articles amandés, 37 portaient sur le style rédactionnel, les ajouts, et les suppressions. Quant aux 24 autres amendements, ils n’apportaient presque pas de changement de fonds. Mais à travers les médias publics, il apparait que la commission daba Diawara, a proposé des amendements sur 240 points.

De quoi s’agit-il ?

Ces amendements devraient pourtant être largement vulgarisés pour éviter des spéculations et autres élucubrations. Hélas ! les services chargés de cette tâche encouragent de vives polémiques autour du fameux document. A-t-on besoin de couvrir un si précieux document de mystère ? A notre sens, une telle attitude relève d’un amateurisme de basse gamme. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités afin d’éviter une inutile polémique politique. Déjà, l’arrivée du secrétaire politique de l’ADEMA Seydou Traoré, à la présidence de la CENI, fait l’objet d’interprétations diverses.

En plus la nomination de Soumeylou Boubèye Maïga à la tête de l’APEJ, qui est un instrument hautement politique n’a pas fini de susciter des commentaires. L’attribution du marché de confection du fichier électoral à une société qui déjà a des problèmes en Côte d’Ivoire, enfle la polémique dans certains milieux. Les défis qui se dressent à l’horizon 2012, sont pourtant énormes et ne manqueront pas de produire des chocs politiques, entre majorité et opposition.

Les débats seront sans doute houleux.


 

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