Le mal vivre des travailleurs !
lundi 14 juillet 2008 par Alou Daou
La première des choses à faire, une fois qu’on est salarié, c’est de se déclarer à l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS).
En effet, le système malien de prévoyance sociale, mis en place par la loi n°61-59/AN-RM du 15 mai 1961 portant création de l’Institut National de Prévoyance sociale et la Loi n°62-68/AN-RM du 09 août 1962 portant institution en République du Mali d’un code de Prévoyance sociale (CPS), organise la protection des travailleurs salariés autour de quatre régimes. Parmi ces régimes, il y’a le régime de la prévention et de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
L’objectif de ce régime est de protéger la force de travail contre les risque s inhérents au travail et, dans le cas échéant, réparer leurs conséquences dommageables.
Conditions de prise en charge
Pour être pris en charge, tout accident ou maladie professionnelle doit être déclaré immédiatement à l’Institut national de prévoyance sociale ou dans les 48 heures qui suivent.Ainsi, est déclaré accident de travail, tout accident survenu, quelle qu’en soit la cause, par le fait ou à l’occasion du travail.
Mieux, tout accident survenu sur le trajet reliant la résidence au lieu de travail et vice-versa s’appelle accident de travail.Mais à condition que le parcours ne soit pas interrompu ou détourné pour un motif dicté par un intérêt personnel. Il en est de même pour les accidents survenus pendant les voyages dont les frais sont à la charge de l’employeur. Une maladie professionnelle par contre est une maladie reconnue comme professionnelle et consignée dans le tableau des maladies professionnelles. Le tableau des maladies professionnelles énumère pour chaque agent nocif, infection microbienne et infection résultant d’ambiance et d’attitude nécessitée par l’exécution de certains travaux ainsi que pour chaque zone reconnue infectée.
Il s’agit des manifestations morbides d’intoxication aiguë ou chronique présentées par les travailleurs exposés d’une façon inhabituelle à l’action desdits agents nocifs. Ainsi, les soins et les prestations de l’Institut consisteront à prendre en charge la couverture des frais de soins médicaux et chirurgicaux, des frais pharmaceutiques et accessoires.
Ensuite, l’Institut assure la couverture des frais d’hospitalisation ; la fourniture, la réparation et le renouvellement des appareils de prothèse et d’orthopédie nécessités par l’infirmité résultant de l’accident. Ce n’est pas tout. L’institut doit aussi assurer la couverture des frais de transport de la victime. En plus des prestations, autres que les rentes, en cas d’accidents suivi de mort, par exemple les frais funéraires et le transport de la dépouille, sont assurées par l’institut. Les frais nécessités par le traitement, la réadaptation fonctionnelle, la rééducation professionnelle et le reclassement de la victime doivent être prises en charge par l’Institut.
Tous ceux-ci s’ajoutent à l’indemnité journalière due à la victime pendant la période d’incapacité temporaire qui oblige le travailleur à interrompre le travail ; la rente due à la victime atteinte d’une incapacité physique permanente du travail et, en cas de mort, les rentes dues aux ayants droit de la victime.


