Depuis un certain temps, ce chef de département, nommé en qualité de représentant de la société civile, est devenu insupportable par ses collaborateurs. Le climat s’est totalement dégradé entre le ministre et les directeurs de ses services rattachés. Un de ses proches collaborateurs les a résumés en rapports entre maître et esclaves.
Que s’est-il passé au juste ?
Selon des sources concordantes, un proche collaborateur du ministre, qui est à sa première expérience dans un cabinet, s’est engagé à faire payer les chefs de services rattachés à toutes les occasions. En effet, lors des dernières fêtes de fin d’année, le « commis » aurait procédé à une opération de porte-à-porte afin de collecter de l’argent de fête pour le ministre.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase fut la manière forte que le supposé émissaire a employée pour faire payer « les frais de mouton » du ministre lors de la dernière fête de Tabaski. Selon nos informations, l’envoyé du ministre a poussé le toupet jusqu’à fixer une fourchette de contribution de l’ordre de 100 000 à 200 000 F CFA.
Le pot aux roses découvert, le ministre, pour ne jeter en pâture son jeune collaborateur, a accusé le coup. Et plus grave encore : il a mis à la porte celui qui a refusé d’obtempérer, c’est-à-dire de payer le mouton. Mais, entre nous, depuis quand le Mali est devenu une République moutonnière ?
Markatié Daou
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