Inoussa qui n’avait que 09, 16 de moyenne en classe se voit octroyer la bourse de l’excellence qui le conduit en France où il doit continuer ses études.
Malheureusement pour lui, l’université de France soumet tous les candidats à un texte de niveau. Inoussa qui avait un niveau intellectuel piètre, jugé incapable par les responsables de l’université, a été rapatrié de toute urgence. Etonné, le vieux Ladji ne savait plus à quel saint se vouer.
Moralisé par ses amis, Inoussa se décide de proposer à son père de lui payer des études de dessin bâtiment qu’il aime tant. Après 3 ans d’études professionnelles, il obtient le BTS de sa propre sueur et avec mention bien. A travers cette œuvre de bande dessinée, Ali Zoromé dénonce les machinations calomnieuses de la société et par ailleurs témoigne que cela n’arrange ni les bénéficiaires ni les protagonistes. Toute personne doit prépare sa progéniture à une vie mondaine, mais le chemin le plus limpide serait le mieux.
Inspirée de nos réalités sociales, « le prix de la fraude » attire l’attention des parents et élèves sur certains comportement sociaux qui sont du genre à mettre en doute la crédibilité d’un Etat et de ses cadres. Le choix de la bande dessinée comme moyen d’expression est une alternative pour l’auteur de plaire au public et de parler aux enfants. Ainsi, il s’inscrit dans le cadre de l’éducation civique et morale et prépare les enfants à reconnaître les actes frauduleux et à y renoncer.
Au delà des enfants, il déconseille aux parents d’entreprendre des initiatives sur l’avenir de leurs enfants sans leur consentement. Et par ailleurs, ils doivent prendre en compte les performances et les aspirations de leurs progénitures pour les orienter.
« Mon cher mari, accepterais-tu de te faire soigner par un médecin à qui tu sais que le diplôme a été attribué sans qu’il ne le mérite ? », raisonnait Rosalie mère de Inoussa à son mari. Par ailleurs son fils d’ajouet : « tu m’a cherché cette bourse sans chercher à savoir si j’avais la vocation d’un haut cadre ».
Edité par Edis, cette œuvre de 54 pages est tiré en 57 000 exemplaire et sera suivi bientôt des tome deux et trois.


