Mais curieusement, à la date du 04 juillet, qui a vu le report des assises par le C.E, sur 55 sections, pas plus de 12 n’avaient pu se mettre à jour. D’où cette décision de rejeter la date de trois mois.
Mais ce qu’on n’a pas dit et qui intéresse les amoureux de la chose politique, c’est qu’il y a des obstacles qui se dressent sur le chemin de plusieurs sections. En plus des divergences qui sont, du reste, normales, comme à Kita, entre Moustapha Sissoko et Makan Aliou Tounkara, un autre problème se situe au niveau du mariage entre les anciens textes et les flux de militants. Ces derniers temps, la ruche a fait l’objet d’adhésions massives avec des partis entiers qui se sont fondus en son sein. Or, tout parti qui arrive vient avec un plan de promotion pour ces militants, généralement contenu dans les clauses qui consacrent sa fusion. Il se trouve que les textes sur la base desquels les sections doivent être mises en place, ne permettent pas de faire face aux besoins des militants, qui cherchent à se faire enrôler dans les différents organes. Les bureaux prévus par les textes actuels étant trop restreints, ils ne permettent pas de ce fait à beaucoup de personnes d’y siéger.
Des militants voulant coûte que coûte se voir dans le bureau, créent des situations inextricables. Les nouveaux textes qui sortiront d’un toilettage lors du congrès prochain devraient voir un élargissement des bureaux, afin de donner de la place à beaucoup de militants comme l’a fait l’URD lors de son récent congrès. Selon des sources bien introduites, c’est de tels scénarios qui seraient à l’origine du blocage en Commune V et dans la cité du Kénédougou. En plus de ces petits écueils à la base, il faut ajouter que le Comité Exécutif risque de vivre des moments tourmentés, car, une guerre de loups attend les barons au tour du positionnement au sein de la ruche.
En effet, le C.E de l’ADEMA affrontera ce congrès dans un déficit de solidarité qui pourra tourner, si on n’y prend garde, à des règlements de comptes.
Ousmane Sy qu’on avait empêché en Commune V de siéger dans le C.E sera présent, puisque devenu secrétaire général de la section de Badiangara. Adama Sangaré, cet autre revenant en puissance (secrétaire général de la section III du District) et son allié Abdoul Kader Sidibé, maire de la Commune III, veulent faire la peau au déserteur Soumeylou Boubèye Maïga, qui n’est pas sûr d’être sur la liste des délégués. La guerre feutrée entre ce même Soumeylou 1er Vice-président et le second vice-président, Ibrahima N’Diaye, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle n’est pas à négliger. A cela s’ajoute la détermination de ceux qui ont été promus à la base d’en découdre avec certains membres du C.E qui n’ont plus de base.
En effet, ils sont désormais nombreux, les membres du Comité Exécutif qui n’ont plus de bases et n’ont derrière eux que leurs nuques, mais pourtant bien positionnés dans hiérarchie de la Ruche, et qui veulent coûte que coûte se maintenir. « Ça ne marchera plus », nous a confié un baron. Voilà déjà autant de défis qui se dressent sur le chemin de ce congrès, auxquels il faudra ajouter la gestion des arrivants, qui ne viennent pas pour tirer la queue mais pour se voir au sommet, surtout quand on sait que le président des Abeilles, Dioncounda Traoré les a toujours réconfortés en cela, en disant à qui veut l’entendre qu’il ne saurait y avoir d’anciens et de nouveaux militants dans l’ADEMA. Alors à militants égaux, ambitions égales.



