Le silence coupable des politiques
lundi 23 juin 2008 par Mohamed Lamine KEITA
Et pourtant, c’est la classe politique malienne, la société civile et aussi la presse, qu’elle semblait interpeller. Ni les partis de la mouvance présidentielle (ADP, ADEMA, URD …) ni ceux de l’opposition (RPM, PARENA, CDS, SADI….) n’ont semblé être concernés par ce débat, tout comme du reste le Président de la République, lui-même. A part quelques avertissements du PARENA à la commission de relecture des textes fondamentaux….que dalle !
Voilà que cet article de Mme SIDIBE qui semblait une aubaine pour le camp présidentiel et surtout pour l’ADEMA de s’en saisir pour tâter le pouls national, va passer comme fétu de paille quand, pourtant de grandes interrogations demeurent sur l’acuité du problème posé.
Des partis créés pour soutenir ATT et son œuvre, tels le Parti Citoyen pour le Renouveau (PCR), la Force Démocratique Citoyenne (FCD) et le Mouvement Citoyen et tous ses démembrements (Mouvements des Jeunes et des Femmes) se sont, quant au sujet, confinés dans leur habituel rôle d’affidés aux ordres dans l’attente d’un hypothétique signal du maître ; tout bêtement comme si ce n’était de ATT qu’il s’agissait.
L’ADEMA, plus concernée que tous, puisque Alpha Oumar KONARE est de retour, le parti étant en manque d’homme plus charismatique, s’est résignée au silence puisque ; sont tapis aussi dans l’ombre, en son sein, de nombreux seconds couteaux qui pensent que 2012 sera leur « jour ».
Bravo !
Quand même à Mme Maria Antoinette SIDIBE de soulever un débat (même si les protagonistes concernés par la question sont demeurés sourds et muets) dans un pays où n’existe plus de classe politique.


