Le système éducatif au centre des débats
vendredi 26 septembre 2008 par Abdoulaye Diakité
Le professeur Sanogo a souligné combien le sujet de l’éducation était vaste, englobant jusqu’à l’éducation informelle, qui engage la responsabilité de la famille, du quartier, du village et de la commune.
A cet effet, le forum à venir discutera principalement de l’éducation préscolaire et spéciale et, surtout des différents ordres d’enseignement. Le président du comité d’organisation reconnaît que le système éducatif de notre pays est très malade car depuis plus d’une décennie, il est gangrené par des grèves à répétition, la violence et la non évaluation des apprenants par les professeurs. Le forum entend à cet effet établir un consensus national sur les missions à confier à un système éducatif flexible et performant.
Au fil des ateliers thématiques, les organisateurs ont identifié des personnes ressources, des problèmes de développement et d’intégration et recensé des propositions de sortie de crise. Les concertations régionales ont débattu des méthodes pédagogiques, de la formation des formateurs, du financement de l’éducation à travers la création d’un fonds national, de la décentralisation et du statut du personnel éducatif.
Le forum va, au terme de ses travaux, produire un document qui consignera les objectifs de l’éducation au Mali. Le président du comité d’organisation était épaulé par les présidents des commissions comme Denis Dougnon de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales, qui a insisté sur la restauration de l’image et de la dignité des enseignants à travers une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Il évoquera le cas des structures d’éducation préscolaire et spéciale qui sont confrontés à un problème institutionnel et souligné la nécessité de relecture des textes du PRODEC.
Quant à Bakary Casimir Coulibaly, de la commission enseignement général technique et professionnel, il a émis des propositions touchant à l’organisation du secteur. « 60% des titulaires du DEF sont orientés vers l’enseignement secondaire. Il faudra renverser la tendance en orientant beaucoup vers l’enseignement technique et professionnel » a-t-il suggéré.
Des anciens ministres de l’éducation, en l’occurrence Baba Akhib Haïdara, Youssouf Traoré, Younouss Hamèye Dicko et Moustapha Dicko, ont apprécié l’approche participative adoptée par le comité et sa volonté de secourir l’école.
Abdoulaye Diakité
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