Les Femmes demandent l’arrêt immédiat des hostilités
lundi 2 juin 2008 par Abdoulaye Diakité
Ont pris part à cette Assemblée Générale des représentantes de l’Association pour le Développement et la Promotion de la Femme (APDF) ; de l’Association des Femmes Musulmanes du Mali ; du Conseil National de la Jeunesse ; des Femmes Catholiques du Mali ; des Communautés Arabe et Tamashek ; du Conseil Municipal des Femmes du Mali ; des Femmes Juristes du Mali etc.
Les travaux de cette Assemblée Générale étaient placés sous présidence de la Marraine Mme Coumaré Mariam Simaga, et présidés par Mariam Djibrila Maïga. Dans leur déclaration, lue par la présidente, les femmes se disent préoccupées par la situation qui prévaut actuellement au Nord de notre pays consécutive à l’attaque du 23 mai 2006, qui a occasionné la signature de l’accord d’Alger. « La rencontre de ce matin est la manifestation profonde de l’inquiétude face à cette crise, caractérisée par : la rupture du dialogue et la multiplication des attaques dans différentes localités avec des armes sophistiquées ; des enlèvements d’armes ; la mort de nos hommes de tous les côtés, qui ne sont autres que nos enfants, nos pères, ou nos époux ; la rupture du dialogue entre les différents acteurs ; et cela affecte particulièrement les femmes » martèle ladite déclaration. L’Assemblée Générale du samedi rentre dans le cadre d’un programme intitulé : « Initiative des organisations de femmes du Mali, Plaidoyer pour la Paix dans la Région de Kidal ».
Ce programme envisage de mobiliser et de renforcer l’engagement des organisations féminines du Mali dans la réconciliation entre les différents acteurs de la crise de Kidal et de la consolidation de la paix ; sensibiliser toutes les populations et les organisations de femmes et de jeunes de toutes les autres régions du Mali sur les méfaits des conflits et de leurs conséquences néfastes sur les femmes et les enfants ; développer un mécanisme pour protéger et mettre en confiance les populations Touarègues, arabes, avec qui les autres populations du Mali partagent tout. Ce mécanisme sera réalisé à travers la mobilisation du capital social et les valeurs socioculturelles de coexistence pacifique etc.
Nos mères ont tendu leur main aux deux fils égarés que sont Ibrahim Ag Bahanga et Hassane Ag Fagaga en leur demandant : l’arrêt immédiat des hostilités, la libération immédiate des otages, le retour à la table de négociation. Convaincues que les crises internes, particulièrement celles armées, développement la haine entre des populations qui ont toujours cohabité dans l’entente et la cohésion, les femmes du Mali invitent les populations à ne pas accepter la logique de guerre inutile, pouvant conduire à nous distraire de nos vraies préoccupations de développement.
Aussi, elles se disent disponibles pour être à l’écoute de nos frères armés en vue d’apporter leur contribution dans la prise en compte de leurs préoccupations.


