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Les avatars d’une année cauchemardesque

Enseignement supérieur

jeudi 7 août 2008 par Alou Daou

Côté enseignants, des agitations ont été observées ça et là. Non évaluation, rétention des notes, arrêts de cours momentanée des cours….. Nous vous proposons un rappel.

Tout a commencé avec les examens de fin d’année 2006-2007. Les enseignants des facultés, instituts et grandes écoles profitant de cette période cruciale ont soumis au gouvernement un certain nombre de revendications.

Puis comme par chantage prirent des notes d’examens en otage. Dans leur plate forme revendicative, ils posèrent les doléances ci-après. Octroi d’une indemnité de logement au personnel enseignant de l’enseignement supérieur et aux chercheurs ; annulation totale des résultats des examens organisés par l’administrateur provisoire de la Faculté des Sciences Juridiques et politiques après le départ des enseignants en vacances, organisation de nouveaux examens dans le respect strict de la déontologie de l’enseignement , et enfin satisfaction des points d’accord contenus dans le procès verbal de la réunion de conciliation SNESUP-Gouvernement en date du 18 juillet 2007.

Dans le prolongement de ces doléances, le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur avait décrété une grève illimitée.

A l’époque les enseignants accusaient le gouvernement de n’avoir rien fait pour débloquer la situation. A ces points de revendications se sont greffées d’autres comme la rémunération des taches liées aux examens, la correction, des copies d’examen, la surveillance et le secrétariat. Mais après des négations, le SNESUP a accepté de suspendre son mot d’ordre de grève le samedi 1er décembre 2007.

Le secrétaire général Dr Abdou Mallé du bureau de coordination signalera le 30 novembre 2007 à l’ENI lors d’une assemblée extraordinaire du Comité exécutif National du SNESUP que le gouvernement s’était engagé à payer à chacun des membres de la sous commission du secrétariat des examens 60 000 F CFA au lieu de150 000 F CFA Initialement revendiqué. Pour la circonstance, il a aussi signalé que le ministre a demandé de lui faire parvenir les dossiers des enseignants dont la promotion est bloquée à cause des erreurs administratives. L’engagement avait été pris pour payer désormais 500 F CFA par copie d’examen comme frais de correction, avait-t-il déclaré. Ceci expliquant cela, le CEN-SNESUP avait décidé de suspendre son mot d’ordre de rétention des notes.

Clash à l’Institut universitaire de Gestion

Les enseignants de l’Institut Universitaire de gestion (IUG) ont observé un arrêt de travail le lundi 31 mars 2008 pour une grève de 72 heures, suite à un préavis de grève déposé par le Comité SNESUP dudit Institut. C’était le 14 mars. Ce comité accusait le Directeur Général de l’Institut universitaire de gestion de n’avoir pas appliqué à la lettre les acquis de leur long mois de lutte. « Le Directeur Général de l’IUG a payé 350 F CFA par copie d’examens à ses enseignants comme frais de correction au lieu 500 comme prévus », a déclaré Abdou Mallé.

Brouille à la FAST

Les enseignants de la faculté des sciences et techniques (FAST) ont observé le jeudi 19 juin 2008 une grève de trois jours. A l’origine de la brouille, un certain nombre de points de revendication déposés sur la table du gouvernement et qui n’avaient pas eu d’issus favorable. Il s’agit entre autres, du paiement des heures supplémentaires aux enseignants, le déboursement de l’enveloppe financière allouée à la recherche selon le calendrier appropriée, le paiement des arriérés de salaire 2005-2007, la reconstruction du tronçon Badalabougou à la FAST, l’avancement des enseignants pour l’année 2008, une explication du nouveau système d’enseignement Licence Master Doctorat(LMD).

Le boom de l’affaire Djibonding Dembélé

Au moment où l’accalmie semblait s’installer, un événement insolite intervient dans le monde universitaire. Il s’agit de M. Djibonding Dembélé, professeur de droit à la Faculté des sciences juridiques et politiques, secrétaire général du comité SNESUP de ladite faculté. En guise de protestation, le bureau national de SNESUP a décrété une grève de deux semaines. Il a exigé du gouvernement de rechercher les acteurs de cette agression, de les arrêter, de les juger et de les renvoyer s’ils étaient des étudiants. Le SNESUP suspendra son mot d’ordre de grève le 3 juin 2008 après l’arrestation de deux jeunes étudiants en attendant le jour du procès. Toutefois ce procès sera renvoyé une fois le 24 mai 2008 pour non disponibilité de certificat médical dans le dossier de l’agressé.

A la date échue les jeunes étudiants ont comparu mais ils ont été jugés non coupable des faits qui leurs sont reprochés.

C’était le 8 juillet 2008 par le Tribunal de la commune III du district de Bamako.


 

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