Les cadres du ministère de l’Elevage et de la pêche examinent les résultats
lundi 14 juillet 2008 par Markatié Daou
L’examen des résultats de l’audit organisationnel et des missions, qui était l’objet de l’atelier d’hier, concernait la Direction nationale des services vétérinaires, la Direction nationale de la Pêche, la Direction nationale des Productions et des Industries animales et leurs services régionaux et subrégionaux.
Il s’agissait pour les participants d’examiner les résultats, d’échanger et de porter les corrections et améliorations nécessaires en vue de la mise en œuvre efficiente des recommandations de l’audit. Présentant l’atelier d’hier comme une activité qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement institutionnel dans lequel le gouvernement a adopté en 2005 une étude sur l’audit des missions des services publics, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Me Abdoul Wahab Berthé, a invité les participants à une participation active pour une meilleure compréhension des documents à eux soumis. Rappelant l’importance des sous-secteurs de l’Elevage et de la Pêche dans l’économie nationale, le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bah s’est réjouie de la tenue de cet atelier sur les résultats de l’audit organisationnel des Directions nationales du département de l’Elevage et de la Pêche.
« L’audit des directions nationales du département de l’Elevage et de la Pêche a pour objectif d’évaluer la pertinence de leur organisation par rapport aux missions » a-t-elle affirmé avant d’ajouter que l’atteinte de l’un des objectifs de son département repose avant tout sur une organisation efficiente et une bonne définition des missions des services du département à tous les niveaux. A en croire toujours la ministre de l’Elevage et de la Pêche, « ces audits doivent permettre de mettre en œuvre les grandes options stratégiques de consolidation de la décentralisation, le renforcement de la décentralisation et la réorganisation des services publics afin de les rendre plus efficaces dans leurs interventions de tous les jours ».
Il faut rappeler que l’objectif général de l’audit organisationnel des services publics est de réorganiser l’Etat central autour des missions stratégiques d’impulsion, de conception et de contrôle des politiques et des programmes.
En fait, c’est sur la base de cet audit des missions que le ministère du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat à travers le Commissariat au développement institutionnel ont entrepris l’audit organisationnel des services concernés de façon séquentielle. L’atelier d’hier à l’intention des cadres des différentes directions du ministère de l’Elevage et de la Pêche en est l’une des nombreuses activités inscrites au chronogramme de la présentation de l’audit organisationnel aux départements ministériels qui prendra fin le 18 septembre 2008. A travers cet audit organisationnel des services publics (qui vise à définir, clairement, les missions et attributions des services centraux et déconcentrés pour qu’ils répondent aux exigences des mutations institutionnelles et d’amener les administrations déconcentrées à exercer des objectifs opérationnels et à répartir de manière appropriée les missions et attributions des services publics entre services centraux et déconcentrés…), il s’agit de réorganiser l’Etat central autour des missions stratégiques d’impulsion, de conception et de contrôle de politiques et de programmes.
En terme d’acquis déjà réalisés, il est à retenir que 16 départements ministériels (44 directions nationales) ont été audités parmi lesquels 9 départements ministériels ont été concernés par l’audit organisationnel.
Il faut également souligner que les audits organisationnels doivent s’accompagner immédiatement de la préparation et de l’adoption des textes législatifs et réglementaires sur la réorganisation de l’administration centrale et des services régionaux et subrégionaux.
Outre les ministres ci-haut cités étaient présents à cette cérémonie d’ouverture les experts du Commissariat au développement institutionnel (PDI) avec à leur tête leur patron Oumarou Sidibé.
Markatié Daou
Articles de cet auteur
- Cache-t-on quelque chose avec la publicité excessive ?
- Quand la lettre d’attribution terrasse le titre foncier
- Quand la lettre d’attribution terrasse le titre foncier
- Avec une douzaine d’emplois créés, l’école de programme franco-malien voit le jour à Korofina-Nord
- Ousmane Fofana à la tête du bureau de Banankabougou
- [...]


