Les comptes sont presque bons, Mais…
vendredi 28 mars 2008 par Abdoulaye Niangaly
Trop de sang ont coulé, beaucoup de Maliens ont perdu la vie. Le lieutenant colonel ATT venait donc d’abréger les souffrances du peuple en mettant fin à un régime suranné et démodé.
17ans après, le même peuple s’interroge encore sur son sort. Pourquoi ? Parmi les idéaux, on pourrait citer la liberté d’expression, l’ouverture démocratique, l’augmentation des salaires et des bourses. Peut on affirmer que ces idéaux sont des acquis ? Hâtivement.
Au fond, il faut reconnaître que la liberté d’expression constitue l’un des acquis majeurs du soulèvement populaire des années 1991. L’amélioration des conditions de vie des travailleurs en est un autre. Le respect des droits fondamentaux est aussi un acquis majeur. Sur le plan social et économique il est indéniable que des avancées ont été enregistrées.
Le visage du Mali a changé sur presque tous les plans.
Les seuls soucis du peuple demeurent la marmite.
En effet, aucun régime après Moussa n’a trouvé une recette pour assurer à tous les Maliens les trois repas quotidiens. Les différentes stratégies de lutte contre la pauvreté se sont soldées par de vagues littératures. Concrètement, notre démocratie n’a encore pas trouvé la solution, la vraie solution aux problèmes réels du peuple.
17 ans après, il est temps de repenser notre système démocratique de façon à l’adapter aux préoccupations majeures du peuple.
« Ventre creux n’a point d’oreille » disait Jean De La Fontaine.
Mais nous savons qu’il n’y a pas pire révolté que celui qui n’a rien dans le ventre.
A bon entendeur salut !


