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Les énergies renouvelables représentent 0,01% du bilan énergétique du pays, selon un officiel

jeudi 15 mai 2008 par APS

A l’initiative de l’amicale des membres du comité régional de développement (CRD), M. Kanouté introduisait, mercredi à Diourbel, une conférence sur le thème "la politique énergétique du Sénégal : enjeux et perspectives".

Selon le conférencier, ces faibles performances du Sénégal dans le secteurs des énergies renouvelables sont d’autant plus incompréhensibles que le pays dispose de presque tous les atouts pour inverser la tendance.

A ce propos, il a souligné que "le Sénégal est l’un des pays les plus ensoleillés du monde". Ainsi, le Sénégal dispose de 3000 heures de soleil par an, soit 5,8 kilowatts au mètre carré par jour.

Sans compter ses potentialités en énergie sur la base des sources comme la biomasse et l’hydrau-électricité entre autres, Sénégal peut valablement compter sur des installations héoliennes le long du littoral balayé par des vents appréciables.

Ici, a estimé M. Kanouté, la vitesse des vent peut atteindre sept mètres par seconde entre Saint-Louis et Dakar. De même, elle peut atteindre trois à quatre mètres par seconde entre Dakar et Ziguinchor.

"Depuis le premier choc pétrolier des années 70, le Sénégal, comme la plupart des pays en développement, a commencer à s’intéresser aux énergies renouvelables. Beaucoup de projets ont été initiés avec nos partenaires et ces projets ont été réalisés avec succès", a toutefois concédé M. Kanouté, soulignant que la plupart de ces projets ont été financés par des pays étrangers. Selon lui, le Sénégal n’a commencé à financer ce secteur à partir du budget national d’équipement qu’à partir des années 2000.

Aujourd’hui, malgré les efforts consentis, le secteur est freiné par des contraintes liées au coup élevé des équipements, au manque de suivi et à la faible implication des populations qui ne s’approprient pas les projets initiées en leur faveur. Selon le conférencier, les objectifs visés à travers l’ensemble des projets déjà mis en oeuvre n’ont pas été atteints parce que "les équipements sont tombés en panne, dérobés ou pillés".

D’où la nécessité pour l’état d’accélérer le processus d’élaboration des mesures institutionnelles en vue d’inciter les populations et les usagers à s’orienter vers les sources d’énergie renouvelables. Selon le conférencier, une loi concernant ce secteur est en cours d’élaboration.

L’exposé de M. Kanouté a été suivi de riches débats au cours desquels beaucoup de préoccupations ont soulevées. La conférence ouvre une série du genre selon le président de l’amicale, Cheikhou Ndiaye, par ailleurs chef de la division régionale de l’urbanisme. Elle a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargée du développement, Saïd Dia.


 

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