Les engagements en poubelles
mardi 14 octobre 2008 par Issa Camara
On se rappelle que la délégation ivoirienne était dirigée par Daniel Kablan Duncan alors premier ministre de la République de Côte d’Ivoire. Côté malien, les débats étaient dirigés par un membre de l’actuel gouvernement, alors ministre des affaires étrangères et des maliens de l’extérieur.
A l’issu des débats et échanges, les deux parties sont parvenues à des conclusions et des accords sur les échanges commerciaux, les hydrocarbures, les transports, la douane, la géologie les mines et le pétrole, l’énergie, la coopération postale, le tourisme, la coopération financière, la coopération administrative et la sécurité entre autres. Mais curieusement cette session n’aura été qu’une grande parlotte qui n’a produit qu’une tonne de littératures.
D’abord, dans le cadre des échanges commerciaux, les deux parties avaient conclu un projet d’accord commercial dont l’épine dorsale est l’échange d’information commerciale sur les exportations des deux pays, une égalité des traitements à l’égard de leurs opérateurs économiques. Par rapport aux hydrocarbures,le Mali avait signalé les multiples problèmes qu’il rencontre dans son approvisionnement en produits pétroliers et avait sollicité de la Côte d’Ivoire, l’obtention des facilités d’accès au marché international via Abidjan, toute chose qui avait été acceptée par cette dernière.
Dans le domaine des transports, notre pays avait évoqué les problèmes de fluidité du trafic routier liés à l’application des dispositions du TRIE (Transit Routier Inter Etat), à l’application des dispositions relatives à la lettre de voiture inter état, à la mise en circulation des cartes professionnelles d’équipage des véhicules routiers et à l’arrêt des contrôles routiers intempestifs. En ce qui concerne les accords douaniers, il avait été convenu que les administrations douanières des deux pays entretiennent des relations de coopérations solides. Dans le domaine de la géologie mine et pétrole, plusieurs autres accords avaient été convenus lors de la même rencontre. Il en est de même dans le domaine de l’énergie comme dans tous les autres domaines qui ont fait l’objet de discussion.
Au constat, 9 ans après, presque rien n’a été concrétisé sauf dans le domaine de l’énergie ou l’interconnexion est en marche.
Doit-on donc croire qu’à un si haut niveau, les signatures ne sont qu’en réalité que de l’encre versée ? C’est bien le cas.
Car les mêmes problèmes abordés demeurent entiers.
Bien dommage !


