Les enseignants de la FAST en grève de trois jours
samedi 21 juin 2008 par Alou Daou
Depuis hier jeudi 19 juin 2008, les enseignants de la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) sont en grève de trois jours. A l’origine de la brouille, un certain nombre de points de revendications déposés sur la table du gouvernement qui n’ont pas eu de suite favorable, du moins pour le moment. A cet effet, Interrogé sur la question, le Secrétaire aux revendications du Comité du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP) de la FAST, Moussa Tamboura, a signalé que les enseignants de la faculté ont déposé sur la table du Recteur un certain nombre de doléances.
Il s’agit entre autres, du paiement des heures supplémentaires aux enseignants, le déboursement de l’enveloppe financière alloué à la recherche selon le calendrier approprier, le paiement des arriérés de salaire 2005-2007, la reconstruction du tronçon Badalabougou à la FAST, l’avancement des enseignants pour l’année 2008, et de donner une explication au nouveau système d’enseignement Licence Master Doctorat(LMD) qui vient d’être appliquer à la FAST.
En effet, selon M. Tamboura, depuis le mois d’octobre dernier, les enseignants de la FAST n’ont bénéficié qu’un seul paiement des heures supplémentaires. Dès lors, dira-t-il, le rectorat n’a plus encore fait de geste pour le reste de la situation. De plus, M. Tamboura ajoutera qu’il était prévu une enveloppe pour le financement de la recherche. Les frais devraient être débloqués selon un calendrier bien défini. Mais voilà que ce calendrier n’est pas respecté. Avant d’expliquer que des arriérés de salaire de 2005-2007 ne sont pas encore payés.
Ce n’est pas tout, dira-t-il, l’état de la route qui relier Badalabougou à la FAST est déplorable, d’où la nécessité de sa réparation. De plus, a-t-il fait savoir, aucun enseignant de la faculté n’a encore obtenu un avancement en 2008. Très stupéfait, M. Tamboura dira que les enseignants demandent des explications par rapport au nouveau système d’enseignement qui vient d’être appliqué à la FAST car ils ne comprennent rien dans ce système.
Selon toujours M. Tamboura, les enseignants de la FAST ne comptent pas lâcher le morceau, car disent-ils, au terme de ses trois jours de grève, ils vont observer quelques jours de trêve. Malgré tout, a-t-il précisé, si les revendications ne sont pas satisfait, la grève se poursuivra. Dans le pire des cas, les enseignants vont aller au non évaluation des étudiants.
S’agissant de la position des autres facultés sur cette grève, M. Tamboura dira le problème est pour le moment interne à la FAST.


