En effet, à travers ces journées de réflexion, les femmes du Mali entendent contribuer à la recherche de solution pour sauver l’année scolaire et universitaire 2008 et aussi et surtout d’apporter leurs contributions à travers des propositions pertinentes pour la définition d’une stratégie nationale de sortie de crise.
Pour sa part, le Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Mme Maïga Sina Damba, la situation qui se présente aujourd’hui au plan scolaire se traduit par une perturbation du cycle scolaire, consécutive à des grèves de syndicats d’enseignants et d’élèves, voire des scènes de violence. Et une telle situation, dira le Ministre, ne saurait laisser indifférentes les femmes et les mères. Elle précisera par ailleurs que c’est face à cette situation, que le Président de la République, dans son adresse à l’occasion de la journée Internationale de Femme le 8 mars 2008 a sollicité l’implication des femmes dans la résolution de la crise scolaire dont l’impact négatif touche en priorité les enfants et les mères de famille.
En outre dira Madame Maïga Sina Damba, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille est convaincu que les femmes du Mali peuvent jouer un rôle important dans l’apaisement du climat scolaire et universitaire.
Voilà pourquoi le Ministère, en partenariat avec les organisations féminines, a pris l’initiative d’organiser les présentes journées de réflexion, a-t-elle expliqué. Avant d’ajouter : « je souhaite que pendant deux jours que vont durer les travaux, les participants aient une compréhension commune de la crise scolaire et de ses enjeux, afin que vos discussions sortent des propositions pour alimenter les débats des États généraux de l’école seront organisées de réflexion peu ». De son coté, le Ministre des Enseignements secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Touré, note que l’école Malienne traverse depuis des années une crise qui, de façon épisodique, atteint une gravité inquiétant. Mais pour lui, à chacun des moments critiques que l’école a traversés, les femmes du Mali ont apporté leur contribution à la recherche des solutions et à la prévention des conflits.
Cette année encore l’école malienne, notamment l’enseignement secondaire, vit des difficultés qui risqueraient de compromettre l’année scolaire si des solutions justes et durables n’étaient pas trouvées, a précisé le Ministre pour qui, les journées de réflexion qui se tiennent démontrent encore une fois que l’école malienne peut compter sur les femmes du Mali.
Alou Daou
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