Les hommes de média suffisamment informés
samedi 6 septembre 2008 par Dieudonné Diama
Dans le but de permettre son adaptation au contexte socio politique, au phénomène de démocratisation des institutions et au respect des différents accords internationaux, le gouvernement du Mali et ses différents partenaires conviennent de consentir des efforts en direction du système d’état civil dans sa globalité.
Il s’agit entre autres de mettre en place au niveau des villages, fractions et quartiers des centres urbains un système de collecte efficace de tous les faits d’état civil au moment de leur survenance à l’aide des registres de déclaration ou des cahiers villageois, de permettre le traitement rapide des informations en équipant les communes et en assurant une formation aux acteurs. Il s’agit aussi de doter les cercles d’unités de saisie informatisés capables de prendre en charge tous les faits d’état civil émanant des communes, de doter les régions d’équipements permettant de centraliser toutes les données des cercles de la région en vue de la constitution du fichier et de la sécurisation du suivi et du contrôle de ces données ;mettre en œuvre des moyens permettant la création d’un fichier central.
Pour permettre la réalisation de ces initiatives dira le conférencier Mamadou Mallé Cissé, il est envisagé la mise en œuvre dans le cadre du programme de consolidation de l’état civil, deux opérations complémentaires : il s’agit du recensement administratif à vocation d’état civil(RAVEC) et la modernisation de l’état civil. Pour Mamadou Mallé Cissé, le RAVEC est une opération dont le but principal est de recenser tous les citoyens y compris ceux qui n’ont pas de pièces d’état civil en recueillant leurs données biométriques c’est-à-dire la photo et l’emprunte digitale.
En ce qui concerne la modernisation de l’état, le chef de mission dira que la modernisation de l’état civil en cours d’installation au Mali est une opération fondée sur la formation des acteurs et la mise en place d’un réseau permettant d’actualiser et de mettre à jour les registres par la gestion permanente des faits d’état civil.
Selon le conférencier les mesures à prendre et les moyens à mettre en œuvre sont entre autres l’adaptation du cadre législatif et réglementaire régissant l’état au contexte de la décentralisation et de la bonne gouvernance, la mise en pace d’un plan de communication pour la sensibilisation d’une part la population, les autorités administratives, les partenaires et les agents.
D’autre part il s’agit d’impliquer les leaders communautaires, les mères et les enfants dans la collecte des faits d’état civil, de renforcer les capacités des auteurs et structures impliquées dans la gestion du système d’état civil, la formation des personnes intervenant dans la gestion de l’état civil, l’élaboration des outils adaptés pour l’enregistrement des naissances, mariages et décès dans toutes les communes et les missions diplomatiques et consulaires, l’équipement des structures impliquées ,il s’agit là des centres d’état civil, et aussi il faut la construction de locaux de l’état civil etc.
Pour M. Mamadou Mallé Cissé, en 2003 à la création de la mission, il avait 1551 centres déclaration et ces structures sont les plus rapprochées des populations. D’ici le mois de mars, il sera atteint 8000 centres de déclarations et cela va mobiliser environ 2 milliard de FCFA a-t-il affirmé. La problématique de l’état civil a évolué dans un malentendu comme dans certains pays a déclaré le conférencier. Néanmoins a-t-il expliqué, il ya eu des résultats satisfaisant car de 2005 à nos jours, le taux d’enregistrement à la naissance a été multiplié par deux a-t-il ajouté. De plus 6000 intervenants dans le domaine de l’état civil ont à ce jour été formés.
A en croire le conférencier, le fichier électoral peut être assaini et cela peut se faire à travers le RAVEC par un logiciel et l’emprunte digital, chose qui éviterait qu’un citoyen soit recensé deux fois. Aussi rappelle-t-il, l’Etat s’est engagé à ce que les registres soient remis aux populations gratuitement et d’ici la fin de l’année il y aura des sanctions pour les cas de fraudes.
Enfin, le conférencier dira que cette problématique de l’état civil concerne chacun à son niveau car ce sont nos parents qui ne sont pas rassurés de leur citoyenneté au niveau rural.
Il faut signaler que les sources de financement de cette mission sont : la France, AIMF, PNUD, la Belgique, le Canada et le gouvernement du Mali.
Dieudonné Diama
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