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Les hommes de médias s’informent

L’OR ET LA CREATION D’EMPLOI

mercredi 22 octobre 2008 par Abdoulaye Diakité

Organisé par la Maison de la Presse en partenariat avec la fondation Friedrich Ebert Stiftung, l’atelier a regroupé deux jours durant des journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, venus de toutes les zones d’exploitation minière.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller aux affaires administratives du gouvernorat de Kayes, M. Georges Togo, qui a prononcé le discours d’ouverture. Auparavant, M. Abdoulaye Séga Konaté, 1er vice-président de la Maison de la Presse et M. Abdourhamane Dicko, représentant de la fondation Friedrich Ebert Stiftung ont tenu deux allocutions.

Le premier vice-président de la Maison de la Presse a fait savoir que cet atelier s’inscrit dans les objectifs que la nouvelle équipe de sa structure s’est fixés, à savoir le renforcement des capacités des hommes de médias. Il a ajouté que ledit atelier entend répondre à un certain nombre de préoccupations qui taraudent les esprits de tous les Maliens : quelle est la place de l’or dans l’économie malienne ?

L’or brille-t-il pour tous les Maliens ? Quelles sont les opportunités d’emploi dans le secteur ?

Quant au représentant de la Fondation, Abdourhamane Dicko, il a fait savoir que la fondation qui porte le nom du premier président démocratiquement élu d’Allemagne, se résume aux objectifs suivants : la formation politique et civique de toutes les couches sociales dans le sens du pluralisme ; l’accès des jeunes gens aux études ; la promotion de la coopération et de l’entente internationales. Il ajoutera que les médias ont été parmi les premiers partenaires de la Fondation après l’avènement de la démocratie au Mali.

Ainsi, a-t-il poursuivi, des activités axées sur les préoccupations et les besoins des médias ont été insérées dans les programmes et thématiques de la Fondation, ce qui a permis de réaliser des activités relatives à la paix et à la sécurité, à la prévention et à la gestion des conflits, à l’accord de Cotonou et aux Accords de Partenariat Economique.

S’agissant du conseiller chargé des affaires administratives du gouvernorat, M. Georges Togo, il a enseigné que l’histoire du Mali est en partie liée à l’or, car pendant la période médiévale, ce métal précieux a fait la réputation de notre pays, notamment sous l’empereur Kankou Moussa, dont le pèlerinage à la Mecque avec des richesses fabuleuses transportées par les caravanes, a nourri le prestige de l’empire du Mali au-delà de ses frontières.

Après la cérémonie d’ouverture, les journalistes ont eu droit à la première communication faite par le Directeur national adjoint de la géologie et des mines, Waly Diawara, intitulée : L’impact de l’exploitation de l’or sur la vie économique et sociale. Dans son exposé, M. Diawara dira que la part de l’exploitation aurifère a été estimée en 2006 à hauteur de 21% au PIB, 72% des résultats d’exportation, tandis que les recettes générées par l’or au profit du budget d’Etat atteignent 100 milliards de FCFA tout en favorisant la création de plus de 1200 emplois directs. Des chiffres concernant une seule année, mais qui permettent de mieux comprendre la part de l’or dans l’économie malienne, a-t-il indiqué.

Une seconde communication a porté sur l’impact de l’exploitation aurifère sur l’environnement, avec comme conférencier, M. Siplien Tiénou, ingénieur à la Direction régionale des Eaux et forets de Kayes. Celui-ci dira que son service, ainsi bien que celui de l’assainissement, intervient au même titre que les services chargés de l’économie, dans la prospection et l’exploitation des mines. D’ailleurs, dira-t-il, son service est généralement celui qui quitte après tout le monde, à la fermeture d’une mine. Le problème que les services chargés de la protection de l’environnement des mines rencontrent, selon le conférencier, est celui des équipements adéquats d’analyse.

Toutes choses qui font que même en cas de catastrophe environnementale, on a du mal à situer les responsabilités puisqu’on n’a pas les moyens de faire immédiatement des analyses. Or, plus le corps infecté se décompose, moins les résultats de l’analyse sont fiables. Il faut noter que la délégation des journalistes a eu à visiter la mine d’or de Sadiola, où elle a pu assister à une coulée.


 

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