Dans son introduction, le président de la coordination des jeunes de la commune VI, Ousmane Diallo, a expliqué que cette conférence a pour objectif d’une part la diminution significative des prix des denrées alimentaires de première nécessité, d’amener les populations à rationaliser leurs comportements dans la consommation d’eau, d’électricité, de téléphone etc.…, d’ amener les operateurs économiques à faire bon usage des efforts fournis par le gouvernement à savoir les exonérations et subventions faites par l’Etat et d’autre part de réfléchir et proposer des solutions pour endiguer cette crise.
Cette conférence était animée par Mme Dicko Bassan Diallo du commissariat à la sécurité alimentaire et Mr Abdoul Karim Sissoko, Directeur national adjoint du commerce et de la concurrence et en présence de Tenema Koné de la mairie de la commune VI. Mme Dicko a expliqué que la vie chère est comme un vent violent qui se lève et ravage tout sur son passage. Elle a aussi expliqué que des chercheurs avaient prédit que la situation serait dure dans la décennie 2007-2017.
Ensuite dit- elle, l’un des rôles du commissariat à la sécurité alimentaire est de distribuer des vivres en cas de nécessité et de contrôler les prix sur les marchés. A en croire Mme Dicko, si la crise persiste, le gouvernement mettra sur le marché les céréales en réserve .Selon elle, le commissariat à la sécurité alimentaire fait son travail qu’il y ait crise ou pas. Aussi, ajoutera-t-elle, pour lutter contre la vie chère, le gouvernement doit encourager les cultivateurs et protéger les producteurs.
Quant à Mr Abdoul Karim Sissoko, cette situation a commencé avec la flambée du prix du lait. A l’en croire, cette crise s’explique par le fait que l’offre ne peut satisfaire la demande. Pour remédier à cette situation, les autorités ont pris des mesures se traduisant par des exonérations de Juillet à Octobre 2007. Lorsque cette première tentative n’a pas eu d’effets positifs sur le coût du panier de la ménagère, le gouvernement est revenu à la charge en octroyant cette fois-ci des exos à certains commerçants pour faire face à la crise actuelle. Mais le problème selon lui est que le riz se raréfie sur le marché mondial. Quant au lait, a en croire Mr Sissoko, il y a un projet qui est mis en place au niveau du ministère de l’Elevage et de la Pêche et qui vise à augmenter sa production et solutionner cette flambée vertigineuse de son prix.
Quant aux différents intervenants, ils ont plaidé à l’unanimité pour la baisse du prix de l’engrais, sa subvention par le gouvernement, la baisse du prix de l’eau avant de demander aux jeunes de se joindre aux services techniques pour dénoncer les commerçants qui ne respecteront pas les conditions et le prix fixés par le gouvernement.



