Et pourtant, de nos jours, nul n’ignore les effets dévastateurs de ces engins tout comme les maladies telles le SIDA ou le paludisme. Les accidents sont l’affaire de tous.
Parce qu’ils tuent en grand nombre la population active et plus singulièrement les touts jeunes, forces vives de la nation, les accidents de la route sont présentement considérés comme un mal commun. C’est pour quoi, les autorités politiques administratives, religieuses et civiles s’engagent davantage à réduire l’ampleur. Même les autorités universitaires et scolaires se sont mêlées pour mettre « un bémol » à cette tuerie de plus en plus effrayante. Ainsi, aujourd’hui, il n’est pas étonnant de voir des images des panneaux de circulation reproduites sur les murs de certains établissements comme l’ECICA, la FAST. Mais, malgré les mesures draconiennes prises par les autorités, les sensibilisations et les informations, le bilan des accidentés s’alourdit d’année en année à en croire les statistiques.
Alors, pour vaincre le fléau, faudra – t- il découvrir sa racine ?
Les causes des accidents.
« Ce n’est pas la route, ni l’état de la route qui tuent, mais ce sont les hommes qui tuent et se tuent » fulminait le président de la république, lors de la 1er session du parlement des enfants en janvier dernier au CICB. Pour dire à quel point la part de l’homme est sublime dans les accidents de circulation. Donc, les causes sont dans leur quasi- totalité des causes humaines .Elles ont pour nom : l’incivisme c’est- à - dire le nom respect du code de la route, sa non maitrise, et l’insuffisance des capacités techniques à manier les engins.
Car bon nombre des motocyclistes sont des jeunes qui ont à peine 18 ans et ignorent les dangers liés à la moto. Le cas inquiétant est surtout celui des jeunes filles qui, pour se « faire des points avec les Jakarta » se heurtent à des chocs souvent mortels.
Par ailleurs, une grande partie des accidents est occasionnée par les chauffeurs des SOTRAMA et Taxis qui à cause de leur intérêt égoïste n’hésitent pas souvent à violer les règles régissant la circulation. Cependant, des solutions sont envisageables afin que la classe juvénile ne soit plus la proie de la route ou des motos et automobiles. Quelques pistes pour endiguer le fléau. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde à reconnaitre que la route est effrayante car elle tue. Et que l’heure n’est plus à la dénonciation des victimes ou des coupables des accidents de circulation, mais à l’analyse des comportements et de pratiques néfastes qui occasionnent les nombreuses pertes d’âmes.
Ainsi, faut- il une législation plus rigoureuses vis-à vis des auteurs fautifs des accidents tout en hissant le niveau de la sensibilisation. Les enfants de moins de 16 ans doivent également être interdits de circuler à moto, tout en sanctionnant la grande permissivité de certains parents qui donnent des cadeaux « mortels » à leurs enfants.
Une synergie d’actions s’impose pour que l’homme ne soit plus à la merci de la route.



