Tous les matins, tous les jours, ils sont là comme du bétail, soumis à l’impitoyable et ardent rayon solaire. Ici, il faut non seulement savoir tenir sur ses jambes pendant au moins 6 à 10 heures de temps, mais aussi et surtout avoir un courage indien et un cœur de fer.
« Nous passons souvent la nuit ici, sans avoir accès au bureau de dépôt des dossiers » tel est le témoignage d’une veuve sexagénaire. La mine serrée, les yeux rouges de colère, tremblotant sur deux béquilles, un autre quadragénaire, s’étonne du fait qu’il n’y est qu’un seul bureau pour tout le District de Bamako.
Malgré les souffrances qu’il endure, notre interlocuteur, garde espoir devant les bureaux de l’OMH. Mais parmi la meute qui a pris d’assaut les lieux, au moment de notre passage, il y’ a aussi ceux qui puent l’aisance. Joue rondoyarde, ils débarquent de gros cylindrés, en costume de grande marque, ou en boubou de très grande valeur.
Peut-on croire que ceux-ci sont nécessiteux ? Jamais !
Ce sont les mêmes, qui ont mis leur logement en location, et habitent dans de cossues villas.



