A l’ONAP, le silence coupable et l’opacité qui caractérise l’administration sont de nature à semer une certaine intox dans le milieu des pétroliers.
En effet dans les stations d’essence, les prix à la pompe varient selon l’humeur du pompiste ou de la générosité du client. D’ailleurs, certaines stations ont purement et simplement décidé de ne pas vendre de l’essence à leurs clients.
« Il n’y a pas d’essence ».
Ce refrain a été plusieurs fois chanté à l’oreille des usagers d’engins à deux ou quatre roues en détresse pendant ces derniers jours.
Pourtant, il est clair que les quantités importées par les opérateurs sont loin d’être épuisées selon les sources confidentielles mais crédibles. Ainsi donc les spéculateurs les plus cupides sont rentrés dans la danse. Le litre de l’essence varie donc à la bouteille entre 700 et 750 FCFA sous le regard indifférent des autorités compétentes, c’est-à-dire les services de contrôle et de réglementation des prix.
« Nous attendons que les prix soient fixés pour écouler notre stock.
Aujourd’hui nous ne savons pas à quel prix vendre le litre.
C’est l’Etat qui doit fixer les prix. C’est donc facile de nous accuser… »
Ces propos sont ceux d’un opérateur pétrolier qui n’a pas sa langue dans la poche. Nous avons voulu vérifier au niveau de l’Office national des produits pétroliers. Mais la Directrice était apparemment occupée très occupée au point de nous balancer chez un sous fifre qui nous a renvoyé brouté du foin.
A tous les niveaux, nous n’avons eu droit qu’à la médisance comme si quelqu’un avait des choses à cacher.
Et pour quelle raison ?
Nous ne pouvons malheureusement que croire à des hypothèses.
Affaire à suivre.



