Les produits sensibles au menu de la rencontre des experts de la CDEAO
jeudi 1er mai 2008 par Youssouf DIALLO
Pour le directeur du commerce, des douanes et du tourisme de la commission de la CEDAO M. Ali Abdou, l’ouverture des marchés doit se faire prudemment et progressivement, afin d’éviter la désarticulation et la marginalisation de notre secteur que nous savons fragile. Aussi, cette ouverture doit se faire conformément aux règles de l’exercice du commerce dans l’espace CEDEAO. Selon lui, élaboration des listes des produits sensibles doit se faire en sorte que l’offre puisse refléter le plus fidèlement les intérêts de nos pays et nos stratégies de croissance et de développement économique.
C’est pourquoi, a-t-il dit, la CEDAO a adopté une démarche participative qui accorde une importance à l’implication des acteurs socioprofessionnels nationaux et régionaux. Dans son intervention le secrétaire général du ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale M. Al Maamoun Baba Lamine Kéita dira qu’au Mali, le processus de détermination des produits sensibles a débuté depuis décembre 2006.
Ce processus a permis de déterminer la liste nationale des produits agricoles et agro-alimentaires sensibles.
Il met l’accent sur la hiérarchisation des produits en fonction de leur sensibilité. Ainsi, le 25 mars 2008 le rapport provisoire sur la liste des produits sensibles au Mali a identifié 320 produits sensibles ; à savoir 92 produits agricoles et 228 produits industriels. Ce rapport propose une exclusion totale de ces produits sensibles de la libéralisation des échanges avec l’Union européenne. Il recommande aussi une période de transition de 20 ans pour les produits agricole et 15 ans pour les produits industriels.
Cette détermination des produits sensibles est une question d’une très grande importance dans le processus de négociation des APE, notamment la négociation relative à la libéralisation du commerce entre les deux régions.
En effet l’approche « produits sensibles » permet de déterminer les priorités de la région en matière de structure de production et d’identifier le contenu des programmes de mise à niveau pour le grand bonheur des producteurs.


