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Les prostituées et leurs cartes professionnelles

Bamako by night

jeudi 17 juillet 2008 par Moustapha Diawara

En plus, avec ce « laissé passer » elles ne courbent l’échine même devant un diable. Voyage donc au cœur d’un autre Bamako.

En effet, qu’on le dise haut ou bas, il est connu de nos jours que la prostitution tend progressivement à devenir l’un des métiers le plus noble, cela pas seulement en raison du profit mais surtout de la notoriété que ses pratiquantes bénéficient. Après un cadre approprié de travail (grands hôtels, bistrots …) une clientèle toujours fidèle (dont des grands patrons) les « Prost » détiennent désormais des cartes professionnelles officiellement établies …

La grande prière que les plus férus des noctambules de Bamako se fait tous les soirs est de ne « jamais avoir maille avec les travailleuses de sexe ». Elles sont dotées aujourd’hui d’une certaine protection pour ne pas dire d’un certain privilège, qu’elles n’affichent d’aucun complexe, dans l’exercice de leur métier.

A ce sujet, Demba, un jeune célibataire immobilier de son état dit ceci « cela me fait de nombreuses années que je fréquente les maquis, mais aujourd’hui, c’est avec la peur au ventre que je discute avec une prostituée. Elles ont toujours raison dans ce pays et elles sont capables de tout » soutient notre interlocuteur.

Qui, affirme avoir été plusieurs fois victimes des calomnies des « belles chairs » devant la police.

Cela, pour tout simplement dire que les paroles de ces filles sont toujours « saintes » aux yeux des autorités policières. Généralement on retrouve parmi elles des gens qui peuvent ouvrir certaines portes, toujours fermées au bas peuple. « Aujourd’hui je suis fière de mon métier de grande prostituée, car j’ai pu trouver du travail grâce à cela à beaucoup de jeunes de mon quartier.

D’autres sont même dans la police », renchérit F T une ancienne serveuse du « Motel ».

Aussi grâce aux cartes qui sont attribuées aux belles de nuit, nombreuses sont les saisonnières « 52 » qui n’ont plus peur des patrouilles policières on les rencontre nombreuses, sur les artères de Bamako et à des heures tardives.

Si aujourd’hui, nombreuses ONG luttent pour la protection des « travailleuses de sexe », force est cependant de reconnaître que « trop de privilèges anéantis l’autorité publique ».

Le sait-on ?


 

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