« Ma fille M’Baila Keita est du chanteur Salif… »
vendredi 15 février 2008 par Salimata Fofana
Le Quotidien de Bamako : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Mariétou Diabaté : Je suis Mariétou Diabaté et je viens de Kita. Je suis la fille de Sékou Diabaté, Tiémoko Diabaté et de Fousseyni Diabaté. Ma mère s’appelle Koumania Kanouté.
Le Quotidien de Bamako : Pouvez-vous retracer votre parcours dans la musique ?
Mariétou Diabaté : Je suis issue d’une famille de griots. Je suis née et grandie dans le griotisme. J’ai été élevée par ma Tante Namba Tounkara qui chante aussi. Donc chanter n’est pas une chose compliquée pour moi. C’est comme un héritage. Depuis toute petite déjà, je chante. Mais j’ai fait mes premiers pas dans la musique comme choriste derrière des grands artistes comme Ami Koïta, Salif Keita et Yayi Kanouté. Tous ces passages ont été une expérience très importante dans ma carrière musicale.
Le Quotidien de Bamako : Combien d’album avez-vous sur le marché ? Quels sont les thèmes abordés dans vos chansons ?
Mariétou Diabaté : J’ai deux albums sur le marché. Mon premier album « Ibakètan » (tu fais comme cela), est sorti en 2002. Il était comprenait neuf morceaux. Le deuxième album, qui s’intitule Ladilikan (avertissement », est sorti en 2007 avec douze chansons. Dans mes chansons, j’aborde les faits de société. Tout ce qui concerne les réalités de la vie. Je chante aussi le « Djarabi » (l’amour). Parce que quand on sort un album sans un morceau sur le « Djarabi », ce n’est pas bon, car tout le monde est amoureux.
Le Quotidien de Bamako : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?
Mariétou Diabaté : Faire de la musique, ce n’est pas facile. Comme tout travail, la musique à des hauts et des bas. Mais cela ne m’empêche pas de m’adonner à ma passion..
Le Quotidien de Bamako : Quel genre musical utilisez-vous ?
Mariétou Diabaté : Les genres mandingue, moderne et traditionnel.
Le Quotidien de Bamako : La musique nourrit-elle son homme au Mali ?
Mariétou Diabaté : Oui, je crois que si on la fait avec sérieux, elle peut beaucoup nous apporter. Je chante d’abord pour que mes chansons plaisent au public. Après l’argent et le luxe viennent.
Le Quotidien de Bamako : En dehors de la musique faites-vous autre chose ?
Mariétou Diabaté : Non, en dehors de la musique je ne fais rien d’autre. La musique c’est mon travail.
Le Quotidien de Bamako : Avez-vous des projets ?
Mariétou Diabaté : Beaucoup. Mais nous sommes sur la promo de l’album qui est sur le marché depuis 2007. J’ai fait des tournées dans ce sens. J’ai beaucoup de projets, mais je ne veux pas les révéler pour l’instant.
Votre avis sur la piraterie ?
Mariétou Diabaté : La piraterie est un sujet très compliqué. On lutte luttent contre le phénomène chaque jour mais cela continue. Si les autorités maliennes pouvaient nous aider davantage pour combattre définitivement les pirates, ce sera une très bonne chose.
Les gens qui disent que ce sont les producteurs qui sont à la base de la piraterie. Êtes-vous d’accord avec ses gens-là ?
Mariétou Diabaté : Non, je ne suis pas d’accord avec les gens qui soutiennent que ce sont nos producteurs eux-mêmes qui piratent nos œuvres. Parce qu’on ne peut pas les accuser sans preuve.
Bref, si on parlait un peu de votre vie privée ? Etes-vous mariée ?
Mariétou Diabaté : Non, je ne suis pas mariée pour le moment. Mais j’ai une fille, M’Baila Keita qui a 8 ans et une autre fille adoptive, celle de ma sœur qui est décédée.
C’est vrai que c’est la fille du chanteur Salif Keita ?
Mariétou Diabaté : Oui.
Est-ce qu’il s’occupe d’elle convenablement ?
Mariétou Diabaté : Oui, sans problème. Il s’occupe très bien d’elle. Et elle va lui rendre visite très souvent.
Le Quotidien de Bamako : Et vous votre relation avec Salif Keita ?
Mariétou Diabaté : Je n’ai pas de problème avec lui.
Le Quotidien de Bamako : Mais les gens racontent que votre clip qui passe à la télé « Mali musow Kanoukoro natogodaïla), que vous avez chanté pour provoquer Salif Keita ?
Mariétou Diabaté : Ce n’est pas vrai. La musique c’est cela. On doit toujours chanter pour que les gens se posent la question. Sinon c’est ma grand-mère qui me l’a légué. D’ailleurs comme beaucoup de mes chansons.
Le Quotidien de Bamako : Pensez-vous vous marier tout de suite ? Est-ce que vous avez déjà un fiancé ?
Mariétou Diabaté : Oui, pour quoi pas…c’est Dieu qui décide de tout. Je n’ai pas de fiancé.
Le Quotidien de Bamako : Comment arrivez-vous à vous occuper de vos deux filles et poursuivre votre carrière musicale, voyage, Sumu … ?
Mariétou Diabaté : Dieu merci, si je voyage c’est ma maman qui s’occupe des enfants. De ce côté, je n’ai pas de problème. Si je suis à la maison, je m’occupe de mes deux filles.


