Maintenant, Mouneïssa compte se servir uniquement des instruments du terroir comme le Djembé, le balafon et le kamalen N’Goni.
Tout comme son père qui fût un grand joueur de l’accordéon dans le groupe Ségou Jazz. Aujourd’hui, elle chante et joue différents instruments et actuellement elle prépare son deuxième album. .Fille de Mamoud Tandina et de Fatoumata Traoré, Mouneissa Tandina est née en 1964 à Ségou. Elle débuta dans l’orchestre du Super Biton de Ségou comme percussionniste-batterie en 1977. De 1978 à 1979, elle accompagna ce groupe comme batteuse. Une année plus tard, elle commença à jouer comme « batteriste » dans le groupe Raid Band du Buffet hôtel de la Gare, dirigé à l’époque par Djéli Mady Tounkara et Tidiani Koné et autres.
Après, en 1980, elle séjourna en Côte d’Ivoire où elle joua quatre ans successivement avec les ASSELARS de Cheick Tidiani Seck et les Ambassadeurs Internationaux de Salif Keita. A son retour à Bamako en 1984, elle intègre le groupe du virtuose de la Cora, Toumani Diabaté. Et en 1991, c’est la sortie du premier album instrumental de Modibo Diarra et les frères Tandina dont Mouneissa Tandina. Quelques années après, à la demande de Toumani Diabaté, elle créa son groupe « Mali Mousso », les femmes du Mali en 2003, composée uniquement des femmes instrumentistes.
Et la même année, elles partent en tournée en Hollande où elles prennent part au festival mondial. Au festival, Mali Mousso a eu un succès fou car c’était le seul groupe féminin instrumentiste. Mais, à leur retour à Bamako, le groupe s’est dispersé, chacune à suivit son chemin. Mais, ambitieuse et très engagée pour la musique, seulement, quatre jours de leur retour, elle a été contactée par la diva Oumou Sangaré. Conséquence : elle a accompagné la diva à une tournée internationale. Après Oumou Sangaré, elle a joué dans l’orchestre de « Amadou et de Mariam » où ils ont pris part au festival d’Essakane. L’artiste n’a jamais eu de problème avec sa famille parce que la plus part font de la musique. Passionnée de ce métier, elle abandonna très tôt les études pour se consacrer à la passion.
Au début de sa carrière musicale, elle a été beaucoup soutenue par sa mère. « Karamoko Niang de Ségou Jazz m’a appris beaucoup de choses dans le domaine de la musique. Il faisait le même groupe que mon père. J’ai aimé ce métier depuis étant toute petite et je n’aime rien faire d’autre travail si ce n’est pas la musique.
J’ai été mariée dans ce métier. Mon mari a accepté au début mais après, il n’a pas voulu que je continue de le faire et on s’est séparé.
Donc, c’est pour dire combien je tiens à la musique. » Son rêve aujourd’hui, c’est de participer à beaucoup de festivals. Mais, elle a besoin d’aide et des conseils pour que son nouvel album puisse sortir très prochainement, nous a-t-elle confié. L’artiste ne manque jamais d’occasion pour aider les jeunes qui veulent apprendre de la musique.
C’est pourquoi, elle compte également créer un groupe féminin composé uniquement de femmes instrumentistes. Bon vent à Mouneissa Tandina !



