On lui reproche d’être de mèche avec la rébellion du MNJ, de dissimuler des documents sonores absolument suspects.
Mais de quoi nous parle t-on ? Moussa Kaka n’est – il pas un journaliste, ou bien ignore t-on les méthodes de travail d’un journaliste au Niger ? Bon, si tel est le cas, je m’en vais vous rappeler ce que c’est qu’un journaliste. Le journaliste c’est celui qui cherche, traite et donne l’information dans le respect des règles édictées en la matière. Alors, si c’est ainsi, Moussa n’en est –il pas un ? S’il est vrai que Moussa est un journaliste et reconnu comme tel, n’a pas t-il pas droit à chercher, traiter et donner l’information ?
Convenez avec moi que c’est la seule chose que Moussa a fait et rien d’autre que çà.
Bon, nous avons tout compris et c’est de bonne guère : si on veut abattre son chien on le traite de chien enragé. Moussa Kaka a été réduit à un chien enragé qu’il faut abattre à tout prix. Pourtant, il n’était pas seul. D’autres, peut – être pas comme lui, on presque commis le même délit, s’il en est réellement un. Mais ceux – ci ont été vite innocentés et priés de regagner les siens.
Alors pourquoi pas Moussa ?
Pourtant, le Président Tandia est une autorité qui a été appréciée pour sa bonne lecture des questions démocratiques, surtout quand il s’agit de liberté d’expression. Mais subitement, l’homme a changé de peau, de l’ardent défenseur des principes démocratiques, il s’est transformé en force de répression des principes démocratiques.
En tout cas, ce n’est pas comme çà qu’on gère la situation, même si c’est d’un conflit armé qu’il s’agit.



