Pire, les restaurants de fortunes, des vendeuses de galettes… installés le long des caniveaux souvent très nauséabonds, accentuent cette insalubrité.
En outre, les eaux de ménage et de toilette inondent les rues sans gêner les habitants dans leur quotidien. Des poubelles pleines à craquer devant les concessions ou au coin des rues, attendent l’acheminement aux dépôts d’ordures. Et, dans un désordre indescriptible, les GIE (Groupements d’intérêts économique), les ménages et les municipalités se renvoient la responsabilité.
La spontanéité des actions et la mise en œuvre des politiques de salubrité font qu’il n’y a pas de résultats tangibles.
Il en est ainsi du curage des caniveaux en cours dans certains quartiers de la commune III du district de Bamako.
Lorsque le transport de la boue n’est pas assuré après le curage des caniveaux, une seule pluie suffit pour qu’elle regagne le bas fond.
Malgré une vaste campagne de sensibilisation par les médias au moment de l’installation des poubelles au long de certaines artères de la ville, rares sont les Bamakois qui utilisent ces poubelles à bon escient.
Pour preuve, les sachets plastiques, morceaux de papiers et d’autres détritus jonchent les abords de la plupart des artères de Bamako. Même, les quartiers résidentiels ne sont pas épargnés. A cela, s’ajoutent les eaux usées des teinturières qui, elles profitent de la tombée de la nuit ou de l’après pluie pour déverser leurs produits chimiques dans les grands caniveaux.
Telle se présente la situation à Lafiabougou en face de l’Hôtel Logo.
En toute franchise, cela contribue à l’insalubrité de la ville de Bamako.
L’obscénité de l’état insalubre de certains services publics n’est plus à démontrer avec ces étangs de « lac Tchad » à l’entrée ou même dans la cour, alors que les chefs de services sont confortablement installés dans des bureaux climatisés.
L’heure n’est plus aux beaux discours, mais aux actions concrètes pour en finir avec l’insalubrité ainsi que toutes les maladies qu’elle entraîne. Populations et autorités, tout le monde a sa part de responsabilité, des initiatives à long terme sont à envisager et encourager.
Il en va de la santé des habitants du District de Bamako, dont la propreté doit être la préoccupation de chaque habitant.



