Pour la promotion de la langue « khassonké »
vendredi 23 mai 2008 par Salimata Fofana
Santoutou Kanouté, est un artiste musicien et plasticien, précisément le bogolan. Actuellement, il est fonctionnaire de l’Etat malien. Il est Issu d’une famille de griots. Son père fut l’une des virtuoses du N’Goni. Son frère, feu Abdramane Gatta Kanouté, était musicien. C’est lui qui l’a appris à faire de la musique. L’artiste reconnait que l’aide de son frère a beaucoup contribué dans sa carrière musicale
Un palmarès bruyant puisqu’il a joué entre autres, avec l’orchestre du Félou Star de Kayes, le Messager de la Capitale, Badema National avant de voler de ses propres ailes.
Diplômé en éducation musicale, le ministère de la culture l’a ensuite envoyé à l’ensemble Instrumental où il a fait une année c’est-à-dire de 1986 à 1987. Ainsi, de 1987 à 1988 il a été agent à la Direction Nationale des Arts, section formation.
Après, il a été envoyé à Bafoulabé pour encadrer l’orchestre de Bafoulabé de 1988 à 1991. Depuis 2003, il travaille à la Direction nationale de l’action culturelle et en même tant, il s’occupe de sa carrière musicale solo. Ce choix de l’enfant de Khasso est tout simplement parce qu’il pense qu’aujourd’hui, dans le milieu « Khassonké », il y a peu d’artistes qui rendent correctement cette musique. Donc, sa mission principale c’est de valoriser la langue Khassonké à travers ses chansons afin de laisser un héritage à la génération future.
Il vient de mettre son cinquième album sur le marché discographique, qui s’intitule dans un premier temps « Khasso ». Mais après, il a donné un autre titre à l’album « Tannaniméré » tout simplement pour que la cassette ne s’arrête pas uniquement au niveau de Kayes Khasso. Son premier album, « Santoutou », est sorti en 1988 ; le deuxième, « Mirador » en 1996 ; le troisième, « Sumu dédié à Babani Sissoko » en 1999, le quatrième, « Donanba » en 2002. Le nouvel album, sorti en ce début d’année 2008, est composé de 10 titres. Pour l’artiste, ce nouvel opus est là non seulement pour la valorisation de la culture « Khassonké », mais aussi pour la promotion de cette langue.
L’enfant de Kayes joue plusieurs instruments surtout ceux fabriqués avec des cordes, notamment, le N’Goni, la guitare, la flûte, la kora entre autres.


