Pour un monde juste et égal
lundi 20 octobre 2008 par Alou Daou
En effet, la journée du 17 octobre a été retenue par l’Action Mondiale contre la Pauvreté comme journée internationale de l’élimination de la pauvreté et du refus de la misère. A cette date chaque année les démembrements de l’organisation mobilise les populations à travers le monde pour dire non à la pauvreté et à la misère en organisant des manifestions.
Au Mali, le village de Kanadjiguila, dans la commune rurale de Mandé, a été choisie pour abriter les festivités commémorative de cette journée. Prenaient part à ces festivités, des délégations venues des 11 villages de la commune du Mandé et du District de Bamako.
Après les mots de bienvenu du Président de la commission d’organisation locale M Satigui Coulibaly et du chef de village de Kanadjiguila, Mamadou Kanadjigui, la parole fut donnée à la coordinatrice de l’alliance, Mme Barry Aminata Touré. Dans son allocution, Mme Barry dira que ce monde est plein d’inégalités et d’injustices bien que les décideurs élaborent toujours des politiques et font des promesses. Pour Mme Barry, il est intolérable que des milliards d’être humains se voient privés de leurs droits fondamentaux. Il s’agit entre autres de l’eau potable, de la nourriture en quantité suffisante et des logements décents, de la santé et de l’éducation. Il est donc nécessaire et urgent de proposer des alternatives pour mettre fin à ce scandale humain et écologique, a-t-elle déclaré.
Selon elle, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne peuvent pas mettre fin aux inégalités dans le monde, mais c’est un pas à court terme que les décideurs doivent respecter. « Nous demandons aussi aux décideurs de respecter leur engagement et d’avoir des objectifs réalistes en matière de lutte contre la pauvreté », a signalé la coordinatrice. Pour Mme Barry Aminata Touré, la lutte contre la pauvreté doit passer par l’annulation de la dette, l’augmentation de la qualité et de la quantité de l’aide publique au Développement, l’instauration de la justice commerciale et la satisfaction des besoins sociaux des communautés.
L’intervention de la coordinatrice sera suivie par les prestations de deux troupes sur la misère des populations. Il s’agit de la troupe CAD et la troupe locale de Kanadjiguila. Des membres des délégations sont ensuite passés un à un pour exposer les difficultés auxquelles leurs localités ou villages respectifs sont confrontés. Au nombre de ces préoccupations, on peut retenir entre autres, le manque cruel d’eau, d’infrastructures routières, de santé et d’éducation.
Les organisateurs ont pris bonne note de ces différentes préoccupations tout en promettant d’œuvrer pour faire en sorte qu’elles soient portées à la connaissance de qui de droit.
Alou Daou
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