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lundi 23 juin 2008 par Abdoul Karim Maïga
Tel que présenté par le président, le Mécanisme africain d’évaluation entre pairs (MAEP) est un instrument auquel adhèrent volontairement les Etats membres de l’Union Africaine en tant que mécanisme africain d’autoévaluation.
Son mandat consiste à s’assurer que les politiques et pratiques des Etats parties sont conformes aux valeurs convenues dans le domaine de la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises. Son objectif fondamental est d’encourager l’adoption de politiques, normes et pratiques en vue de promouvoir la stabilité politique, une croissance économique élevée, un développement durable et une intégration économique sous-régionale et continentale accélérée grâce au partage des expériences et au renforcement des meilleures pratiques et des acquis, y compris l’identification des lacunes et l’évaluation des besoins dans le domaine du renforcement des capacités. Les principes directeurs du MAEP stipulent que toute évaluation entreprise dans le cadre du Mécanisme se fasse sur la base des compétences techniques et soit crédible et libre de toute manipulation politique.
Tous les États membres de l’Union africaine peuvent participer au processus.
Pour ce qui est de sa gestion et de sa structuration, il est proposé que les activités du MAEP soient dirigées et gérées par un groupe de 5 à 7 éminentes personnalités. Les membres du Groupe seront proposés par les États parties, présélectionnés par un comité ministériel.
Leur mandat sera d’une durée de quatre ans au maximum. Un des membres du Groupe sera nommé président par les chefs d’Etats et de Gouvernements des Etats parties.
Le Groupe assurera la supervision du processus d’évaluation et veillera particulièrement à l’intégrité du processus. Le processus est axé sur l’évaluation périodique des politiques et pratiques des États parties pour s’assurer des progrès enregistrés dans la réalisation des objectifs convenus et du respect des valeurs de la gouvernance politique, économique et des entreprises, ainsi que des codes et normes de la déclaration sur la gouvernance démocratique, politique, économique et des entreprises. Ce processus d’évaluation entre pairs amènera les pays à analyser sérieusement l’impact des politiques nationales non seulement sur la stabilité politique et la croissance économique dans chaque pays, mais également dans les pays voisins.
Il encouragera l’obligation mutuelle de rendre compte et la réplique des meilleures pratiques.
Si le gouvernement du pays concerné fait montre d’une volonté tangible de combler les lacunes identifiées, il incombera alors aux États parties de fournir l’assistance requise, dans la limite de leurs moyens, et d’inviter les gouvernements et les institutions donateurs à fournir également une assistance au pays concerné. Le processus d’évaluation dans un pays ne devrait pas durer plus de 6 mois à compter de la date du début de la phase 1 jusqu’à la date à laquelle le rapport est soumis aux chefs d’Etats et de gouvernements, pour examen. Le Mécanisme sera financé par des contributions des États membres parties.
Pour redynamiser le MAEP, la Conférence des États parties procédera à sa révision une fois tous les 5 ans. A l’issue de cette journée les élus de la Nation ont salué cette initiative du comité de pilotage du MAEP de faire de la communication son cheval de bataille.
Abdoul Karim Maïga
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