Pourquoi la fusion des partis politiques ?
samedi 14 juin 2008 par Fété Bertin Dakouo
Les élections générales de 2007ont été pour l’Adema et l’URD un véritable succès et ont fait d’eux les partis leaders sur le paysage politique dans notre pays. C’est pourquoi, ils comptent rééditer ces mêmes exploits aux élections communales de 2009.
Cependant, à l’évidence force est de reconnaître que l’Adema est aujourd’hui le parti qui fait parler le plus de lui. Pour preuve, dans ces derniers temps, il ne fini pas de signer des protocoles de fusion avec des partis politiques ou des associations politiques. Selon la vision de Dioncounda Traoré, le président des « abeilles », plus la ruche s’agrandit, plus il y a des électeurs et autant le scrutin est en leur faveur. Aujourd’hui, c’est une vingtaine de partis qui se sont fusionnés à l’Adema. La dernière en date était à Bougouni avec un parti politique qui ne brille que dans cette localité. Là, il faut au moins reconnaitre à l’Adema le mérite de réduire considérablement le nombre des partis politiques qui n’étaient que trop. Et dans toutes ces préparatoires, on ne parle plus de l’ADP comme si ce regroupement politique n’avait sa raison d’être qu’aux élections générales de 2007. Toutefois, quant à l’URD, depuis un certain temps, il est resté timide sur le champ politique malien dans le cadre des élections communales de 2009. Cependant, le parti a connu de nombreuses adhésions qui font de lui une puissance politique. Les adhésions les plus remarquées et qui donnent lieu de se poser des questions sont celles de Me Demba Traoré du CNID Fasoyiriwa ton et Pascal Baba Coulibaly, membre fondateur de l’Adema. Au vue de ces deux adhésions, une question saute à l’œil : pourquoi l’URD ? Si Me Demba a rencontré des difficultés dans son ex parti, Pascal, lui, impressionne du fait de quitter la ruche qui s’affiche aujourd’hui comme le parti le plus actif.
L’avenir est-il dans l’URD ?
Mais de toute façon, pour l’URD le challenge est bien connu, gagner 2009 pour être favoris en 2012.
Par ailleurs, si dans l’ADP deux partis se font remarquer, dans le FDR il en est de même. Il s’agit là notamment du RPM et du Parena. Annoncé comme mort à la sorti des élections générales de 2007 avec son cortège de démissions en cascade, le RPM semble prendre corps dans l’échiquier politique. C’est pourquoi le Bureau politique National s’active dans ces derniers temps pour redorer son blason d’ici les communales de 2009. C’est ainsi qu’El Hadj Ibrahim Boubacar Keïta a préféré prendre part au congrès régional du RPM à Djenné plutôt que d’assister à l’inauguration de la route Bamako Kangaba, le vendredi 07 juin 2008. Et le mardi 10 juin, c’était le congrès régional dudit parti à Sikasso où le port étendard des tisserands a passé au peigne fin la crise qui secoue l’école malienne, des problèmes que rencontre la CMDT, etc.
Le RPM veut-il se faire une place pour 2009 ?
Pour le RPM, l’objectif de ces congrès régionaux est d’abord de faire le point des élections générales de 2007 et d’initier les leçons qui serviront aux communales de 2009. Quant au Parena, dans l’espoir de convaincre les populations de sa politique, il a pris son bâton de pèlerin pour aller prêcher sur tous les toits ses propositions concernant les crises de l’école, du Nord et la cherté de la vie. Histoire pour « le berger » du bélier blanc d’annoncer sa résurrection politique. En somme, les élections communales de 2009 sont capitales pour tous les partis à tel enseigne que les préparatifs ont commencé au lendemain des élections générales de 2007.
Aucun parti ne semble jeter l’éponge, bien au contraire chaque parti possède en lui une grande certitude.
En entendant, chacun y va de son commentaire pour 2009.


