Quand le mérite n’est pas toujours récompensé
mardi 26 août 2008 par Abdoul Karim Maïga
Après une année scolaire 2007-2008 entachée de quelques perturbations dues aux agissements de certains apprenants et à la COSES, voilà que l’année s’est terminée en beauté. Avec à la clé un résultat satisfaisant au bac malgré les difficultés susmentionnées.
Qu’à cela ne tienne, l’année s’est soldée sur une note de satisfaction. Aujourd’hui, la question qui taraude les esprits est de savoir comment les bourses d’études dont l’Etat gratifie tous les ans ses fils les plus méritants seront attribuées.
Autour de la question, les quiproquos ne sont pas des moindres.
Du côté de la Direction nationale des Examens et Concours pour l’Education, l’on tente d’être serein en expliquant chaque fois que cela s’impose, que pour les bourses d’excellence, ne sont autorisés à postuler que les candidats dont la moyenne annuelle en classe de 10ème, 11ème, et terminale puis au bac atteint 14/20. A cela, s’ajoutent les critères d’âge fixés au plus à 21 ans. Puis tous les candidats seront soumis à un concours interne dans les matières principales. Mais le dernier mot revient au pays d’accueil qui donnera son avis sur la liste des candidats choisis sur la base des notes obtenues dans les matières principales.
Habituellement, ces bourses sont attribuées par des pays partenaires comme l’Algérie, le Maroc, la Chine, l’Egypte, la Tunisie.
Des bourses qui concernent généralement les ordres d’enseignement universitaire, professionnel et post-universitaire. Les filières concernées sont entre autres : Industrie ; Hydraulique ; Electronique ; Biotechnologie ; Conservation , protection et aménagement du territoire ; Sciences de la santé ; Sciences de l’Education, Industrie-sociologie ; Prospective ; Relations économiques internationales ; Planification d’énergie.
Aux fins de bénéficier de ces bourses, tous les heureux candidats, sans distinction de niveau, s’activent en ce moment pour fournir les dossiers y afférent. Malgré toutes ces édifications, la désolation est souvent grande chez les candidats en voyant certains de leurs camarades, qui ne se sont jamais illustrés en classe, bénéficier de ces bourses. Toute chose qui relève d’un manque de transparence de la part de ceux qui délivrent ces bourses. Face à ces agissements de certains responsables du ministère en charge de la question (qui, bien entendu, nieront l’évidence), ces jeunes méritants se voient lésés au détriment de leurs camarades qui seraient dans les bonnes grâces d’une structure censée être l’incarnation des valeurs socioéducatives.
Les responsables en charge de la question et de bonne guerre, trouvent toujours à dire que ceux qui n’ont pas bénéficié de bourses d’excellence n’ont pas rempli certains critères, même si leur excellent niveau est attesté partout par des personnes habilitées.
Abdoul Karim Maïga
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