« Quand on est mal formé on est mal consommé », dixit Ahmed Diane Semega
lundi 23 juin 2008 par Dieudonné Diama
D’entrée de jeu, le ministre Séméga dira que la question de l’emploi n’est pas une exclusivité africaine mais qu’elle est plutôt mondiale. Pour lui, le problème en Afrique ce n’est pas le manque de compétences mais plutôt la manière dont on les utilise. Les choix Selon lui, sont faits par rapport aux besoins de chez nous.
A en croire le ministre Semega, l’emploi est d’abord une question d’état d’esprit car il faut savoir ce que l’on veut et cultiver le concept « si je veux, je peux » mais le destin de tout un chacun se trouve entre les mains du bon Dieu. Il ajoutera que dans la recherche d’emploi en plus de l’état d’esprit qui joue un très grand rôle, il ya aussi la barrière linguistique qui peut être une Barrière pour l’accès à certains emplois. Ainsi il a exhorté les jeunes à apprendre les langues en leur racontant son expérience personnelle. Il a aussi touché du doigt le problème de formation. Pour lui quand on est mal formé, on est mal consommé. Faisant allusion à l’UEMOA et à la CEDEAO dont le mali fait partie, le ministre a rappelé que c’est la loi de la concurrence où seuls les meilleurs peuvent avoir leur place. Mais il reste convaincu que l’agriculture est très importante en termes d’emploi. « C’est l’emploi qui crée l’emploi » a précisé Hamed Diane Séméga.
Prenant la parole à son tour, Mahamane Haidara dira que la situation de l’emploi au Mali n’est pas particulière face à la situation africaine ou mondiale. En réalité M Haïdara pense que le problème de l’emploi n’est pas un problème sectoriel. Pour lui, il faut un système éducatif performant qui s’adapte aux besoins et aux réalités économiques.
D’où valoriser l’enseignement technique et la formation professionnelle.
Selon M. Haidara, au Mali, 4 millions de personnes sont en âge de travailler et l’emploi moderne ne représente même pas les 1/10eme des personnes en âge de travailler. Enfin il a proposé que soit développée dans ce salon de l’emploi une dynamique de l’auto emploi.
Madani Tall quant à lui expliquera que la dynamique de l’emploi est surtout une dynamique du secteur privé. Pour lui il faut mettre les ressources humaines en adéquation avec les potentialités que nous avons. Plusieurs personnes ont fait des contributions.
L’on retiendra grosso modo que la balle est dans le camp des jeunes, qu’il faut de l’excellence car le Mali fait partie d’organisations sous régionales, qu’il y a lieu de faire un rapprochement entre l’emploi moderne et l’emploi traditionnel à savoir l’emploi agricole, et rendre accessible les informations sur l’emploi. Didier Acouetey, Président Directeur Général d’Afric Search, dira dans sa conclusion que le salon a ses limites car pour lui, les entreprises qui se présentent au salon sont celles qui ont besoin de recrutement. Selon lui, il faut créer un cadre d’informations et d’échanges.
Cadre qui permettra aux jeunes diplômés sans emploi de trouver des informations qui pourraient les aider à prendre des initiatives leur permettant de reconstruire le processus et avoir des idées pour se servir et servir les autres .


