Quand un policier devient voleur et faussaire
dimanche 20 juillet 2008 par Amadou DIAKITE
Malgré les radiations, des policiers n’arrivent pas à se comporter correctement, à se contenter de leur salaire et surtout à comprendre qu’ils sont la vitrine d’un corps, voire de toute une nation. Mon général, les résultats de vos efforts ne sont hélas pas pour demain. Il va falloir vous armer de patience et continuer votre œuvre salvatrice d’assainissement au sein des forces de sécurité.
Dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 juillet, un jeune policier portant le nom de Diaratigui Sinayogo, stagiaire au commissariat du 2ème arrondissement, domicilié à Magnambougou en Commune VI, a été pris en flagrant délit de vol de sac à main d’une dame à Magnambougou.
Poursuivi par la clameur publique, Diaratigui Sinayogo fut rattrapé dans sa course et conduit à la gendarmerie de Faladiè, après qu’il eut décliné son identité. Les agents de la brigade de Faladiè, ébahis par l’acte commis, saisirent le commissariat du 7è arrondissement. Après s’être présenté, le commissaire du 7è arrondissement saisira son homologue du 2ème arrondissement qui le conduira à l’école de police.
Il est actuellement en détention, en attendant que la hiérarchie se prononce sur son cas.
Dans la quête des motifs qui ont conduit ce jeune policier à piquer le sac à main d’une dame à Magnambougou, nous avons appris que le stagiaire exerce depuis quelques années à la police, avec le prête-nom de Diaratigui Sinayogo qui serait un gendarme. Le vrai nom du policier aux arrêts serait Mamadou Diarra.
Nos investigations sur le terrain ont prouvé que cet agent s’est servi des documents de Diaratigui Sinayogo pour entrer à la police. Comment a-t-il pu se procurer les diplômes, le casier judiciaire et l’acte de naissance de Diaratigui Sinayogo pour se trouver au sein de cette corporation. Tout au long de sa formation, l’agent en question avait brillé, selon certaines sources, par ses longues absences. Cela est connu de ses camarades de promotion et encadreurs. Ce comportement le suivra pendant son stage.
Dans la quête de l’emploi, les uns et les autres sont prêts à tout pour accéder au poste qu’ils veulent occuper. Le recrutement à la police et dans les autres corps doit être revu. Il va falloir redoubler de vigilance pour extirper des rangs de nos forces de sécurité, de pareils agents qui n’honorent pas notre police et qui ternissent l’image de toute une corporation.
C’est pourquoi une enquête doit être ouverte pour démanteler ce réseau de faussaire, par le truchement duquel Mamadou Diarra a pu entrer à la police avec le nom de Diaratigui Sinayogo.
Notre mission c’est aussi d’épauler les autorités dans leur mission.
Aussi, urge-t-il de passer au tamis les diplômes, les casiers judiciaires, les actes de naissance présentés par les postulants à la fonction de police, de gendarme et de garde (et à d’autres fonctions en général).
Un de nos confrères de la place ne dénonçait-il les irrégularités constatées dans le récent recrutement de la police ?


