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Quatre questions au Directeur général le Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly

Service des urgences de l’Hôpital Gabriel Touré

jeudi 10 juillet 2008 par Salimata Fofana

Il est spécialiste en médecine d’urgence et catastrophe. Il a même présenté sa thèse sur la médecine d’urgence et catastrophe au service des urgences à l’hôpital Gabriel.

Le Quotidien de Bamako : Qu’est ce qu’une urgence ? Est-ce que la profession d’urgentiste est connue au Mali ?

Dr Abdoulaye Nènè Coulibaly : La médecine d’urgence, est une situation qui est imprévue, qui ne peut pas attendre. Au Mali, c’est une spécialité qui n’est pas bien connue. Ce n’est pas facile mais, nous sommes appelés à vivre dans l’urgence car Bamako est une grande ville. Avant, le jour se levait avec le chant des coqs mais aujourd’hui, ce sont les sirènes des ambulances qui nous réveillent. Avec la prolifération des voitures et des motos, on enregistre chaque jour des cas urgents au niveau des urgences de l’hôpital Gabriel Touré.

Est-ce que vous avez des statistiques sur les cas d’accidents de circulation ?

Dr Abdoulaye Néné Coulibaly : Oui, en 2007, nous avons enregistré plusieurs cas d’accidents de circulation. Ces chiffres sont alarmants. En 2007, 26 850 cas soit plus de 46% de consultations au niveau du service des urgences. Les enquêtes ont démontré que les motocyclistes sont les impliqués soit 82% des cas avec comme mécanisme : Motos et les piétons 40, 5% ; Moto et véhicule 33% ; entre Moto et moto1, 5% ; dérapage de motocycliste 10,1% ; moto et bicyclette 2,2% ; moto et autres par exemple la charrette 2,7%. Parmi ces chiffres, 345 cas concernent les décès dont plus de la moitié constatée à l’arrivée. Au-delà de tout cela, il est constaté chez les accidentés des lésions notamment, des traumatismes crâniens, des fracture des os ; luxation d’articulation, des blessures et fractures graves etc.

Vous disiez tant tôt que la profession d’urgentiste n’est pas très bien connue au Mali, qu’est ce qu’il faut pour renforcer cette profession d’urgentiste ?

Dr Abdoulaye Néné : Il faut enseigner la médecine d’urgence aux médecins et aux infirmiers parce que dans la médecine d’urgence, les gens ne voient que les accidents de la circulation or il y a des situations médicales qui ne peuvent pas attendre, comme l’hypertension massive, la crise appendisse etc. Il faut aussi mettre des structures d’accueils pour faciliter le travail des urgentistes et l’accueil des patients. Pour cela des agents ont été formés. Au-delà de tout ce que vous venez de dire, qu’est ce que vous proposez comme solution pour qu’il est moins d’accidents de circulation ?

Dr Abdoulaye Néné Coulibaly : Je propose comme solution : le port obligatoire du casque. Je précise il s’agit des casques homologués. Parce que, si le casque n’est pas homologué, une chute dure seulement, c’est le casque qui tuera. Les autorités doivent aussi exiger l’autorisation ou le permis de conduire pour motocycliste. Il faut aussi une grande sensibilisation des usagers de la route que cela soit les conducteurs ou les piétons…..


 

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