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Quelle chance pour les opposants maliens ?

SUCCESSION D’ATT EN 2012

samedi 25 octobre 2008 par Abdoulaye Diakité

A cet effet, la majorité qui s’est déjà empêtrée dans ses calculs politiciens pour la succession du général-président, recèle des partis qui croient dur comme fer à leurs chances. Quant à l’autre camp opposé au président ATT, l’on ne cesse de se poser la question sur la figure emblématique qui puisse sauver la face du regroupement lors de cette élection présidentielle, leur perte de crédibilité auprès de notre électorat étant constante.

Ça y est les Maliens ont enfin le cœur net par rapport au sort réservé au fameux article 30 de la Constitution de 1992. Cet article qui stipule qu’en tant que république semi-présidentielle, « Le président de la république élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, un Premier Ministre qui demeure chef du gouvernement, responsable devant l’Assemblée nationale qui peut le renverser et qui peut être dissoute par le président de la République », reste épargné des 233 propositions d’amendement de la constitution, faites par la mission de réflexion sur la consolidation de la démocratie dans notre pays, que dirigeait Daba Diawara.

Avant les conclusions de cette mission, c’est le chef de l’Etat, garant de la constitution, qui donnait le ton le 08 Juin, lors de la traditionnelle conférence de presse de l’anniversaire de son accession à la magistrature suprême du pays. Pour rassurer les Maliens et les Maliennes, il s’était montré désintéressé de ce faux débat. Maintenant que tout est clair à propos d’une alternance démocratique en 2012, les regards se tournent à présent sur son éventuel successeur. Au sein de la majorité qui lui sert de socle, l’ADP, deux partis sont très avancés dans les préparatifs de la bataille électorale de 2012.

Il s’agit de l’Adéma/PASJ et de son rejeton l’URD, dont le président du premier, Dioncounda Traoré, après avoir, avec beaucoup de chance, escaladé des échelons politiques, rêve d’être un jour à Koulouba, tandis que le fondateur du second, Soumaïla Cissé, est en train de tout balayer sur son chemin en vue de sa candidature naturelle. Pendant ce temps, une figure emblématique non partisane en l’occurrence Zoumana Sacko, se démène comme un beau diable pour voler la vedette à ces hommes de partis qui se croient puissants.

Sa méthode : le travail dans la discrétion pour créer la surprise.

Ceci étant, on se rend à l’évidence que jusqu’ici la polémique entretenue autour d’un éventuel troisième mandat d’ATT ne peut être que le fait de ceux qui veulent amuser la galerie, ceux qui ne voient pas de perspectives sérieuses pour 2012, car les vrais présidentiables sont déjà à l’œuvre. Ceux donnés perdants ne sont autres que les leaders de l’opposition à l’actuel régime, regroupés pour la plupart au sein du FDR. On se pose aujourd’hui la question de savoir qui sera au moins le sauveur de ce bateau tanguant, tant la crédibilité des Ibrahim Boubacar Keïta, Tiébilé Dramé, Mamadou Blaise Sangaré, est en souffrance auprès des Maliens.

IBK n’arrive plus à gagner seul dans sa propre commune.

Convaincu de sa descente aux enfers, il a averti l’ADP qu’ATT peut ne pas être à Koulouba en 2012, mais être au pouvoir, puisqu’ayant ses affidés haut placés au sein de l’administration. Un véritable pyromane de la nouvelle race. Tiébilé Dramé n’a pas une culture de présidentiable. Il ne sait même pas mener une campagne, si ce n’est s’attaquer aveuglément à une personne pour des règlements de comptes. Mamadou Sangaré dit Blaise est en totale décrépitude avec sa CDS Mogotiguiya qui a perdu d’un seul coup ses députés en 2007, alors que Mamadou Gakou de la COPP n’existe que de nom sur l’échiquier politique national. Dans ses conditions, le FDR part perdant pour les joutes futures. Surtout que la solidarité n’y semble plus la chose la plus courante.

En dehors du FDR, doit-on faire confiance au parti SADI du Dr Mariko ?

Pas évident, car, nous ne sommes plus dans la ferveur du 26 Mars, et les Maliens ont besoin à présent des leaders qui ont la carrure d’homme d’Etat. Ce qui n’est pas le cas chez l’ancien leader estudiantin qui rêve toujours ces périodes où il était l’enfant « gâté de la république ».

Dans ces conditions, qui pour sauver les opposants maliens en 2012 ?


 

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