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Qui en veut à Alpha ?

Règlement de compte politique

lundi 8 septembre 2008 par Abdoulaye Niangaly

Alpha Oumar Konaré aurait ordonné à son premier ministre Abdoulaye Sékou Sow de mobiliser l’armée pour écraser les manifestants estudiantins en 1992.

L’auteur de cette révélation, pardon de cette aberration n’est autre que le même Sow, lisez bien le même Sow alors chef du gouvernement qui avait honteusement lâché le gouvernail lorsque que le « bateau Mali » tanguait.

Ces révélations qui ont tout l’air d’élucubrations d’un ancien premier ministre ayant échoué dans sa mission, a semé l’émoi chez les Maliens qui connaissent et qui ont pratiqué l’ex chef de l’Etat Alpha. S’en prendre à celui qui a conduit si honorablement la première décennie de l’ère démocratique du Mali est blasphème ignominie. Ce grand chef d’Etat, dont la valeur et la réputation dépassent les frontières de l’Afrique est connu pour son rôle combien important dans l’intégration africaine. Alpha a résisté à la tentation et a honorablement et courageusement refusé de briguer un second mandat à la commission de l’Union Africaine. Pourquoi donc, à la place d’un hommage, devrait-il subir les amères et acerbes diatribes de ceux là mêmes qu’il a tirés des ruisseaux et fabriqués.

Qui connaissait cet illustre inconnu de notaire avant le 26 mars ? En fait, peut- être ceux qui l’ont vu jeter sa toge pour se percher hasardeusement à la primature. Parmi ceux-ci, il y en a bien qui gardent de très mauvais souvenirs de son très bref passage à ce poste. Plutôt que de se confiner dans sa tanière, et vivre tranquillement de sa retraite, ce vieux juriste a choisi de jeter son ancien mentor en pâture, comme pour nous rappeler cette assertion d’Albert Einstein « nous voulons être des dieux avant de mériter d’être homme ». L’auteur de ces propos vexatoires devait se rappeler les journées chaudes que le Mali a connues, après sa fuite. Hélas !

A l’époque, il fallait s’appeler Alpha Oumar Konaré ou Ibrahim Boubacar Kéita pour tenir à la pression de la rue et aux manipulations politiques. Les charlatans et autres oiseaux de mauvaises augures ont du revoir leur copie. Les conspirateurs de cette sordide campagne médiatique sont connus. Ils sont bien là parmi nous.

Les yeux hagards comme des hiboux. Mais, ils seront jugés par l’histoire.


 

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