En effet, les vieux habits prêts à porter importés de l’occident ont réellement inondé le marché bamakois.
Sur chaque coin de rue on peut facilement remarquer des points de ventes, brisant du coup le mythe longtemps entretenu au tour du port de ces habits par les citadins. De nos jours, tout le monde enfile ces habits. Ils sont porté par des riches que par les maliens moyens, et chacun à son astuce pour se rendre beau avec ses vêtements : blanchissement, réparations, parfumage…
Aussi, de nos jours, par le prix accostable de ces habits, tous les sexes y trouvent leurs choix. Pantalons Jeans, décolletés, robes, jupes pour les jeunes filles ; chemises, pantalons, casquettes pour les hommes. Et même les tous petits (bébés, enfants…) sont idéalement servis. « C’est par ces vêtements que j’ai habillé mon nouveau né », lance une dame. Par rapport à l’évolution du secteur, avec les vendeurs grossistes, nombreux parmi eux affirment que les difficultés des procédures de transactions douanières ajoutées à d’autres facteurs ont rendu difficile l’importation des ballons d’habits dans notre pays.
Le discours des revendeurs est tout autre, ceux-ci en majorité soutiennent que les ballons contiennent présentement des mauvaises qualités d’habits. Toutes choses qui rendent du coup difficile l’écoulement rapide des stocks. Voilà, l’explication donnée par ceux- ci concernant la multiplication des points de ventes à travers la ville. Malgré ses amertumes, force est de reconnaitre que ces habits marchent comme du petit pain. Par exemple, avec des belles chemises offertes à des prix comme 1000fCfa, c’est tout le monde qui se trouve suborné surtout en ce moment de grande galère.
Mais, cependant peu de gens sachent la provenance de ces habits, d’aucuns affirment que ce sont des dons collectés et détournés au profit du commerce.
D’autres soutiennent, qu’ils s’agissent des habits invendus de certains magasins occidentaux. Par contre, ils sont nombreux ceux qui croient dur comme fer qu’il s’agit tout simplement des anciens habits de certains déjà morts dans les pays européens.
Tout compte fait, sans chercher de midi à quatorze heures, certains s’habillent fièrement avec « Taka yougou-yougou ».
Moustapha Diawara
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