Reconnaissance et mérite pour la presse
vendredi 20 juin 2008 par Issa Fakaba SISSOKO
Les rideaux sont tombés mercredi dernier, sur les bords du fleuve Djoliba, sur les festivités marquant la 9ème édition de la « Quinzaine de l’environnement ». Cependant, explique le secrétaire général du ministère de tutelle, qui a présidé la cérémonie, « il faut aller au-delà de la quinzaine et se dire que tous les jours, nous devons continuer à poser des actes fondateurs en faveur d’une renaissance de notre environnement ». « Il faut réussir cette remise en question, car il est nécessaire aujourd’hui de parvenir à un changement de mentalités et de gestes de tous les instants », insiste le numéro deux du département.
Organisée par le ministère de l’environnement et de l’assainissement, à travers le Secrétariat technique permanent du cadre institutionnel de gestion des question environnementales, la « Quinzaine de l’environnement », instituée dans notre pays depuis 2000, constitue une série d’activités visant à donner un cachet particulier à trois dates importantes dans l’évolution de la prise en compte de la dimension environnementale dans le développement économique et social : le 5 juin consacrant la journée mondiale de l’environnement, le 6 juin décrété journée africaine de l’environnement et le 17 juin marquant la célébration de la journée mondiale de lutte contre la désertification.
De l’avis des organisateurs de l’évènement, il s’agit, à travers ces deux semaines de manifestation dans le District et dans plusieurs autres régions du pays, d’encourager la libre circulation des idées, l’échange d’informations et le développement d’un espace partenarial et festif en vue de préserver notre patrimoine commun en relevant les défis de la désertification, de l’érosion, de la diversité biologique, de l’insalubrité, de la gestion écologique des déchets, du contrôle des pollutions et du réchauffement de la planète.
Pour le secrétaire général du ministère de l’Environnement et de l’assainissement, il s’agit en effet d’autant de défis qui sont de la responsabilité de tous et de chacun, et face auxquels une unité d’action s’impose. La présente édition de la quinzaine, a expliqué le numéro deux du département, se tient au moment où le Mali, à l’instar des autres pays du monde entier, fait face à d’énormes enjeux et défis environnementaux qui nous interpellent tous. Ces défis ont pour noms : l’avancée remarquable de la désertification par la coupe abusive du bois, le réchauffement de la planète, l’ensablement des fleuves, la destruction de la couche d’ozone et des terres cultivables à cause des feux de brousse et de l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture, l’insalubrité et la dégradation du cadre vie, etc. Pour y faire face, préconise le secrétaire général du département, il est nécessaire de parvenir à un changement responsable de comportement vis-à-vis de l’environnement. Sous le signe de la faible émission de carbone.
Activité majeure du département de l’environnement et de l’assainissement, la « Quinzaine de l’environnement », qui s’est tenue cette année du 3 au 18 juin, vise à encourager la citoyenneté et les populations à modifier leur comportement quotidien afin de renforcer leur sens écologique ou l’éco-civisme dans leurs futures actions. Par ce but, il s’agit d’atteindre trois objectifs majeurs à savoir : le renforcement de l’engagement collectif et individuel par l’adoption de comportements nécessaires à l’amélioration de la qualité de la vie et de notre environnement à travers l’information des citoyens sur les enjeux et les défis environnementaux auxquels notre pays est confronté ; une vulgarisation des connaissances et stratégies relatives aux enjeux environnementaux et au développement durable ; enfin, la construction d’un partenariat actif entre tous les acteurs que sont les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, la société civile, le secteur privé et les partenaires au développement.
Pour cette édition 2008 de la « Quinzaine de l’environnement », deux principaux thèmes, choisis par le Programme des Nations unies pour l’environnement, étaient inscrits au cœur des débats : « Non à la dépendance ! Pour une économie à faible émission de carbone » pour la célébration de la journée mondiale de l’environnement (le 5 juin), et « Lutter contre la dégradation des terres pour une agriculture durable » pour la journée internationale de lutte contre la désertification (le 17 juin).
Pour les organisateurs de la manifestation, ce choix de thèmes n’est nullement fortuit. Car il traduit « la volonté de la communauté internationale d’accorder une attention particulière à telle ou telle question d’actualité que chacun doit mettre au centre de ses préoccupations en raison des défis et enjeux y afférents ».
La présente édition de la « Quinzaine de l’environnement » a comporté de nombreuses activités : manifestations sportives, concerts géants, concours de rédaction et de dessein dans les écoles, plantations d’arbres, campagnes de recyclage et de nettoyage, conférences-débats. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise d’attestations et de diplômes à une quinzaine d’organes de presse (écrite et parlée) de l’espace médiatique de notre pays. Il s’agit notamment de votre quotidien préféré « L’Indicateur », de nos confrères « Le Républicain », « Le Scorpion », « Le Challenger », « L’Indépendant », « La Nouvelle République », les radios « Bamakan », « Guintan », « Liberté », etc. Ce qui signifie que l’atteinte de l’objectif de l’Article 15 de notre Constitution, garantissant le droit à un environnement sain, passe nécessairement par l’implication des médias.


